Eau: vers un bonus/malus

Le 29 mars 2005 par Claire Avignon
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bassin deau
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Représentant les grands groupes de l'eau comme Saur, Suez, et Véolia Water et desservant 46 millions d'habitants, le SPDE a voulu mettre en avant quatre engagements envers les collectivités délégantes.

Le Syndicat professionnel des entreprises de services d'eau (SPDE) a annoncé vouloir s'engager contractuellement sur des objectifs chiffrés sur les services de l'eau, avec l'instauration éventuelle d'un système de bonus/malus. «Nous voulons bien être pénalisés dans les cas où nous ne tenons pas nos promesses contractuelles, explique Patrick Barthélémy, vice-président du SPDE et PDG de Saur France. Et d'ailleurs certains contrats prévoient déjà un système de pénalités. Mais nous souhaitons aussi être récompensés lorsque nos résultats s'avèrent meilleurs que prévu, ce qu'ont parfois du mal à entendre les collectivités.»

Il s'agit en fait du quatrième engagement de la «Charte de l'eau pour la gestion du patrimoine des réseaux d'eau potable», dont le but est de maintenir ou d'améliorer la qualité sanitaire de l'eau. Le premier consiste à contractualiser la mise en place et l'exploitation des outils de connaissance du patrimoine. Cette démarche de collecte des données «concrètes et mesurables» (pertes nettes, points noirs etc.) serait certifiée Iso et permettrait aux collectivités de mieux connaître leur patrimoine, et ainsi de mieux le gérer. «Il peut y avoir deux approches, explique Antoine Frérot, vice-président du SPDE et directeur général de Véolia Water. L'une, structurelle, consiste à repérer les différents éléments d'un réseau, à évaluer les contraintes mécaniques exercées sur les éléments afin d'estimer le risque de rupture. L'autre approche, historique, est la collecte de l'ensemble des dysfonctionnements apparus dans le réseau ce qui permet d'estimer les zones à risque.» Selon, Claude Martinand, président de l'Institut de la gestion déléguée (IGD), la direction générale de l'eau pourrait être tentée d'imposer ces indicateurs de manière réglementaire. Ce à quoi il s'est déclaré opposé.

Les membres du SPDE s'engagent en outre à assister la collectivité dans la définition d'une politique de gestion patrimoniale, notamment en mettant à la disposition des collectivités des outils d'aide à la décision. Enfin, le SPDE veut proposer en permanence des solutions techniques adéquates. Tous les cinq ans, les collectivités et les entreprises de services d'eau feraient un bilan pour adapter les programmes des travaux. Toutes ces dispositions sont déjà mises en place pour certaines collectivités, mais la SPDE veut les élargir à l'ensemble des contrats dans les prochaines années.




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