Eau: vers moins d’inégalités au Maroc

Le 27 juin 2007 par Agnès Ginestet
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Le secteur de l’eau est en train d’être réformé au moment où la rareté des ressources et l’accès à l’eau potable sont plus que jamais au centre des préoccupations.

100 millions de dollars (75 millions d'euros) pour soutenir la mise en oeuvre d'un vaste programme de réformes du secteur de l'eau: le prêt de politique de développement (DPL) que la Banque mondiale a accordé au Maroc le 1er mai doit contribuer à renforcer la gouvernance du secteur et la gestion intégrée des ressources, et à améliorer le service d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement. C'est la loi sur l'eau de 1995 qui a enclenché un processus de modernisation de la gestion de l'eau dans ce pays, notamment à travers la mise en place en 2002 des agences de bassin hydrauliques (ABH). Pour le secrétariat d'Etat à l'eau marocain, il s'agit de soutenir celles-ci financièrement «afin que la gestion déconcentrée et décentralisée de l'eau soit réellement matérialisée et vécue sur le terrain».

Le Maroc est confronté à des problèmes de rareté et de variabilité de l'eau dans le temps et l'espace, phénomènes aggravés par le changement climatique. Une politique de transfert des eaux des régions excédentaires vers les régions déficitaires a donc été mise en place. Par exemple, Marrakech et Casablanca sont approvisionnées à partir du bassin de l'Oum Er Rbia. Le secrétariat d'Etat estime par ailleurs que la demande en eau du pays pour les usages domestique, industriel ou agricole devrait atteindre près de 15,5 milliards de mètres cubes (m3) d'ici 2020, alors qu'elle est de 11,5 milliards actuellement.

Un Plan national de l'eau (PNE) doit être bientôt soumis au Conseil supérieur de l'eau et du climat et le 11 juin, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a lancé un projet d'assistance au Plan national d'économie d'eau d'irrigation du Maroc, soutenu financièrement par l'Espagne. «Nous sommes très satisfaits, car l'assistance technique de la FAO permettra de revaloriser les ressources hydriques de la zone de Doukkala en oeuvrant aux côtés des autorités administratives locales et des bénéficiaires de cette initiative», a déclaré Mohamed Habib Halila, représentant de la FAO au Maroc.

Concernant les objectifs du Millénaire (1) fixés par l'Organisation des Nations unies, le secrétariat d'Etat à l'eau estime que le Maroc est «déjà en avance sur cette cible, et en bonne voie pour que l'ensemble de la population ait accès à l'eau potable». Fin 2006, 77% de la population rurale y avait accès, et l'objectif du pays est d'atteindre 90% d'ici fin 2007. «Le Maroc s'attaque maintenant à l'assainissement et à l'épuration des eaux usées, pour lesquels il a pris beaucoup de retard», a déclaré en février Mohamed Douiri, président de la région de Fès, lors de sa participation à la conférence de Paris pour une gouvernance écologique mondiale. Dans cette zone, une station d'épuration desservant 1 million d'habitants est en projet, financée par la régie autonome de distribution d'eau, l'Etat, la Banque européenne d'investissement (BEI) et l'Agence française de développement (AFD).



 (1) multiplier par deux la proportion des personnes ayant accès de façon durable à une source d'eau meilleure et celle ayant accès à un meilleur système d'assainissement




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