Eau: premiers résultats de la consultation nationale

Le 28 février 2006 par Claire Avignon
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Selon le ministère chargé de l'environnement, 300.000 Français ont répondu à la consultation nationale sur l'eau. Une étape obligatoire avant la mise à jour des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage).

Lors d'une conférence au salon de l'agriculture, la ministre chargée de l'environnement, Nelly Olin, a communiqué les premiers résultats de la consultation nationale sur les enjeux de la gestion de l'eau qui a eu lieu de mai à novembre 2005. Cette consultation a été organisée par les comités de bassin, en application de la loi de transposition de la directive cadre du 21 avril 2004. Le plus grand succès a été enregistré par le comité de bassin Rhin-Meuse qui a reçu plus de 72.000 questionnaires pour une population de 4 millions d'habitants, soit un ratio de 1,8%, contre un pourcentage qui se situe entre 0,09% ( Seine-Normandie) et 0,61% ( Rhône-Méditerranée-Corse) dans le cas des autres comités. Un succès qui s'explique par le fait que Rhin-Meuse a testé l'envoi d'un questionnaire sur l'eau à tous les foyers du bassin en septembre 2005. Chacun des comités doit présenter ses résultats tout au long du premier semestre 2006.

L'analyse des questionnaires du bassin de Seine-Normandie a permis à Nelly Olin de hiérarchiser les 4 enjeux, définis antérieurement comme prioritaires par le gouvernement. «L'environnement et la santé constituent le niveau de préoccupation le plus élevé et principalement la pollution du milieu naturel par les activités agricoles et industrielles (85%).» Selon les personnes ayant répondu au questionnaire, il faut contrôler les substances toxiques (91%), limiter l'utilisation des pesticides (88%), et utiliser des produits ménagers non polluants (85%).

L'anticipation des situations de crise parle davantage aux questionnés lorsqu'il s'agit du de pénurie d'eau que d'inondation. Il en est de même dans le cas du bassin Rhin-Meuse dont le public est majoritairement préoccupé par la lutte contre le gaspillage de l'eau potable, et attend des mesures fortes (récupération des eaux de pluie, mise en place de doubles réseaux, récompense des économies d'eau des particuliers, sanctions pour les gaspilleurs).

Quant à l'enjeu du financement, il s'exprime d'abord par une demande d'information sur la facture d'eau, et sur la mise en place d'un système pour faciliter l'accès à l'eau pour tous. Une idée qui va d'ailleurs être bientôt débattue au plan international lors du Forum mondial sur l'eau, qui se déroulera à Mexico du 16 au 22 mars. Autre révélation de l'enquête: 72% des sondés se disent d'accord pour payer leur eau plus cher. Petit bémol: les habitants de Rhin-Meuse demandent également plus d'équité dans les contributions demandées aux ménages et aux acteurs économiques et plus de justesse en taxant les vrais pollueurs. Enfin, l'enjeu du renforcement des actions locales apparaît satisfaisant pour les sondés qui considèrent à 69% que la commune assure une bonne gestion de l'eau. En 2007, le public français devrait être à nouveau consulté sur l'avant-projet du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux de son comité.




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