Eau potable : 40 % des captages ne sont pas protégés en Rhône-Alpes

Le 18 juin 2010 par Célia Fontaine
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A l’occasion d’une conférence le 16 juin à Villeurbanne, la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (Frapna) a présenté sa position sur les captages d’eau en Rhône-Alpes.

Selon l’association, 40 % des captages ne sont toujours pas protégés dans la région, en particulier dans les départements de l’Ardèche et de l’Isère. Pourtant, depuis 1964, la protection des captages d’eau potable contre les pollutions ponctuelles ou accidentelles est obligatoire. En effet, l’arrêté préfectoral portant déclaration d’utilité publique (DUP) doit préciser la délimitation des périmètres de protection du captage d’eau potable, ainsi que les prescriptions et servitudes afférentes (entretien des ouvrages et des périmètres immédiats, utilisation des sols des périmètres rapprochés et immédiats, interdictions…). Ces servitudes sont annexées au Plan local d’urbanisme (PLU). Les travaux éventuellement prescrits sont réalisés à l’initiative de la collectivité. La personne responsable de la production ou de la distribution d’eau est tenue de vérifier régulièrement les mesures prises pour assurer la protection de la ressource.

Pour la Frapna, ces mesures s’avèrent peu efficaces contre les pollutions diffuses (nitrates, pesticides, polluants industriels tels que les solvants ou les PCB...) qui exigent la prise en compte de l’ensemble du bassin d’alimentation du captage.

Le schéma d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) Rhône-Méditerranée, puis le Grenelle de l’environnement ont identifié les captages prioritaires pollués déjà impactés par les pollutions diffuses nitrates et/ou pesticides. Au total, 61 captages prioritaires "Sdage" et 38 « Grenelle », ont été identifiés sur 5.700 captages répertoriés en Rhône-Alpes, où des programmes de réduction des pollutions diffuses nitrates et/ou pesticides doivent être menés d’ici 2012 et 2015.

Cependant, « de nombreux autres captages, qui n’on été identifiés ni par le Sdage ni par le Grenelle, sont aussi pollués par les pesticides et les nitrates, et mériteraient la mise en place de mesures de protection », regrette l’association. « De même, les pollutions industrielles ne sont pas prises en compte dans les divers plans et programmes ».

Les polluants éventuellement encore présents dans les eaux de consommation peuvent, même à faibles doses, avoir des effets sur la santé et tout particulièrement sur celle des personnes fragiles (femmes enceintes et nourrissons par exemple).

 

 



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