Eau en bouteille, une pureté toute relative

Le 16 octobre 2008 par Victor Roux-Goeken
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Une étude publiée mardi 14 octobre par l’ONG américaine Environmental working group (EWG) montre que la pureté de l’eau en bouteille américaine ne coule pas de source.
Menés pendant deux ans, les examens de laboratoire ont permis de détecter 38 polluants pour 10 marques d’eau en bouteille, avec une moyenne de 8 substances par marque.

La présence de bactéries coliformes, de caféine, d’acétaminophène, d’engrais, de solvants, de produits de moulage de plastique et de strontium, un élément radioactif, a été détectée à l’issue de ces examens.

Huit des 10 marques ne présentent pas de concentrations inquiétantes de polluants, mais contiennent tout de même des substances dangereuses pour la santé, tels que l’arsenic et le solvant toluène. Les deux autres – Sam's Choice vendue par Wal-Mart et Acadia vendue par les supermarchés Giant Food – contiennent des sous-produits du chlore (trihalométhane et bromodichlorométhane) excédant jusqu’à 5 fois les concentrations requises par la Californie.

Certes, les producteurs américains d’eau en bouteille respectent les normes fédérales, moins strictes que les californiennes. Et la plupart des substances identifiées se retrouvent dans l’eau du robinet. Mais EWG, créée par des scientifiques qui promeuvent des règles plus strictes pour l’eau embouteillée, reproche aux fabricants d’eau en bouteille de promouvoir, à grand renfort «d’éco-blanchiment», une eau vendue 1.900 fois plus chère que l’eau du robinet, alors qu’elle n’est pas plus pure que cette dernière. Quand elles ne vendent pas purement et simplement de l’eau du robinet mise en bouteille, selon l’association.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus