Eau du robinet et cancer: une alerte controversée

Le 25 juin 2009 par Sabine Casalonga
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Le WWF et le site guérir.fr, dirigé par le neuropsychiatre David Servan-Schreiber, ont alerté mardi 23 juin sur la présence dans l’eau du robinet de substances nocives (nitrates, pesticides) particulièrement pour les personnes atteintes de cancer.

Reconnaissant que «l’eau du robinet est en général de bonne qualité en France», ces organisations estiment cependant que «des personnes fragilisées peuvent être exposées sans le savoir à des taux de nitrates et de pesticides supérieurs aux normes». Une exposition dangereuse selon eux, au regard de nombreuses études suggérant des liens entre cancer et polluants de l’eau. Elles recommandent aux personnes atteintes de cancer de surveiller la qualité de leur eau, de s’équiper d’un filtre de qualité ou de boire de l’eau en bouteille.

Dans un communiqué, Agir pour l’environnement, l'Association pour le contrat mondial de l’eau (ACME) et France nature environnement (FNE) ont réagi en soulignant que l’eau en bouteille n’était pas non plus exempte de risque. Elles évoquent le risque posé par la migration du plastique vers l'eau, de substances nocives (antimoine, perturbateurs endocriniens), soulevé par des études récentes (1) ainsi que la pollution générée par l’incinération des déchets de bouteilles plastique.

L’eau du robinet fait l’objet d’un contrôle régulier par les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass) et en cas de risque pour la santé, les consommateurs sont immédiatement informés, rappelle la Direction générale de la santé (DGS) dans un communiqué du 24 juin. Concernant les pesticides, la DGS précise que la limite de qualité retenue (0,1 microgramme par litre) est inférieure au seuil d’observation d’un risque sanitaire. «Sur les 5 millions de personnes dont l’eau a dépassé au moins une fois cette limite […], seul 0,8 % a nécessité une restriction de consommation de l’eau», précisent les autorités. Le ministère de la santé informe enfin de la mise en place d’un portail permettant d’accéder aux derniers résultats d’analyses d’eau potable, limité à quatre régions mais qui sera généralisé à l’ensemble du territoire d’ici la fin de l’année.

Si l’eau distribuée dans les grandes villes est généralement «conforme» en termes de pesticides et nitrates, ce n’est pas toujours le cas dans d’autres zones moins peuplées où les contrôles sont moins fréquents, estiment les lanceurs d’alerte.

(1) Dans le JDLE «Hormones et bouteilles plastique: une étude controversée»


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