E. coli: le «hold and test» bientôt obligatoire aux Etats-Unis

Le 19 décembre 2012 par Romain Loury
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Les contrôles sur la viande de boeuf et de volaille vont se renforcer.
Les contrôles sur la viande de boeuf et de volaille vont se renforcer.

Début février, les Etats-Unis vont passer à une stratégie «hold and test» pour la viande de bœuf et de volaille, ce qui obligera les industriels à retenir leurs marchandises en l’attente d’un test à l’Escherichia coli négatif.

Jusqu’alors, rien n’obligeait les producteurs à ne pas écouler ces produits tant qu’ils n’avaient pas obtenu le résultat du test de contamination à l’E. coli. Nombreux étaient ceux qui décidaient d’attendre, mais cela sera désormais obligatoire à compter de début février, a annoncé le 7 décembre le Food Safety and Inspection Service (FSIS), qui dépend du département américain de l’agriculture.

Cette mesure, qui s’appliquera à tout produit à base de viande de bœuf ou de volaille, concernera seulement la bactérie Escherichia coli. Celle de type O157:H7, mais aussi celles surnommées les «Big Six» (O26, O45, O103, O111, O121 et O145), que les autorités américaines ont intégrées fin 2011 à leurs contrôles (voir le JDLE).

Selon la sous-secrétaire à la sécurité des aliments Elisabeth Hagen, le «hold and test» va permettre «de réduire les intoxications alimentaires et le nombre de rappels en empêchant que des produits contaminés ne parviennent au consommateur». Cette mesure aurait permis d’éviter 49 des 251 procédures de rappel ayant concerné ces produits entre 2007 et 2010, estime le FSIS. De quoi apaiser un peu les critiques qui s’élèvent aux Etats-Unis contre le retard pris pour l’adoption de plusieurs mesures prévues dans le cadre du Food Safety Modernization Act (FSMA).

Fin août, deux associations ont ainsi déposé plainte contre la Food and Drug Administration (FDA), accusée de traîner des pieds pour appliquer cette grande réforme du système de sécurité des aliments (voir le JDLE).

Dans un document adressé début décembre à la justice, visant à débouter la plainte, la FDA se défend en affirmant que «les règlements prévus par le FSMA sont nouveaux et complexes», et que «cette complexité est accrue par la nécessité de construire un système cohérent de contrôles visant différentes régions et pays, et divers types d’aliments». «L’importance et la portée de la tache assignée à la FDA ne doit pas être sous-estimée», ajoute-t-elle.



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