Durban: pourquoi l’Arabie bloque

Le 01 décembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En Afrique du Sud, les négociations piétinent sur le texte présentant l’architecture du Fonds vert pour le Climat. La majorité des pays «parties» (dont ceux de l’Union européenne) à la convention de l’ONU sur le changement climatique soutiennent ce texte de compromis.
 
Mais les Etats-Unis et le Canada refusent toujours de le signer. Une façon pour les deux géants nord-américains de retarder d’autant leurs versements. Le Fonds vert doit, en effet, gérer les 100 milliards de dollars (74 milliards d’euros) que devront verser chaque année, à partir de 2020, les pays les plus industrialisés pour aider les plus vulnérables à s’adapter aux conséquences des changements climatiques et à réduire leurs émissions.
 
Leur politique du refus est suivie par l’Arabie saoudite qui ne l’estime pas suffisamment favorable aux intérêts… saoudiens. Interrogé par Bloomberg, Mohammed al-Sabban, le chef de la délégation à Durban, a expliqué ses motivations. Classée dans les pays en développement, l’Arabie veut bénéficier des aides que ce Fonds vert devrait accorder. Ne serait-ce que pour financer des installations de capture de CO2.
 
Cette position fait grincer des dents, notamment chez les négociateurs des pays les moins avancés. Car, avec un PNB de 622 Md$ (460,52 Md€) en 2010, Ryad se situe au 23e rang mondial des pays les plus riches, loin devant la Belgique, la Suisse ou l’Autriche. Et avec plus de 450 millions de tonnes par an, le premier exportateur mondial d’hydrocarbures est aussi le 10e plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre.


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