Dur, d'être une larve de poisson

Le 12 juillet 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Décidément, il ne fait pas bon être un poisson dans l’eau. Ni aujourd’hui, ni demain. Victimes des différents types de pollution et de surpêche, certaines espèces marines de poissons voient aussi se dessiner un nouveau danger : l’acidification des eaux marines. Cette conséquence bien documentée de la croissance des émissions anthropiques de gaz carbonique pourrait, en effet, mettre à mal les bancs du futur.

Une équipe de biologistes marins, dirigée par Philip Munday (université James Cook du Queensland, Australie) s’est livrée à une drôle d’expérience. Plusieurs jours durant, les chercheurs ont fait vivre des larves de Pomacentridés (des poissons coralliens de la famille du poisson-clown, ndlr) dans des aquariums dont la teneur de CO2 dans l’eau était très enrichie. Une fois la teneur en gaz carbonique stabilisée, les scientifiques ont diffusé dans l’aquarium l’odeur de prédateurs et observé le comportement des larves de poissons.

A 700 ppm [parties pour million] de CO2 dans l’eau, la moitié des larves cherchent à éviter l’odeur annonciatrice de mauvais jours. Mais lorsque la concentration de dioxyde de carbone augmente, il se produit un curieux phénomène. Non seulement les larves ne cherchent plus à s’échapper lorsqu’elles sentent la diabolique fragrance, mais elles cherchent à s’en rapprocher. Si elle était confirmée, cette observation, publiée dans les Annales de l’Académie des sciences américaines (Pnas) pourrait conduire à faire évoluer les études sur les dynamiques de populations des poissons des récifs.

 



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