Du riz anti-atomique

Le 23 août 2011 par Geneviève De Lacour
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Du césium dans le riz? Peu probable d’en trouver… sauf peut-être au Japon et beaucoup plus sûrement dans la région de Fukushima.

Une agence de recherche de la préfecture de Fukushima a commencé à tester 110 variétés de riz japonais et étrangers pour trouver la souche la plus résistante au césium, c’est-à-dire celle qui serait la moins encline à absorber cet élément radioactif. L’initiative émane du centre de technologie agricole de Fukushima, à Koriyama. Elle a été initiée juste après l’explosion de la centrale nucléaire. Jusqu’à présent, aucune recherche en agronomie n’avait été menée sur du riz cultivé sur des terres contaminées par la radioactivité.

«Nous devrions être capables de développer de nouvelles souches de riz résistantes au césium, si nous trouvons des variétés qui absorbent moins de césium et si nous arrivons à les croiser avec des espèces japonaises», explique Keisuke Nemoto, professeur à l’université de Tokyo. L’équipe de recherche qui travaille sur le sujet passe actuellement en revue une large variété de souches provenant d’Amérique du Sud, d’Afrique et d’Asie, notamment d’Inde et du Bengladesh.

 
La semaine dernière et pour la première fois, de faibles teneurs en césium ont été analysées dans des grains de riz provenant de la province d’Ibaraki (au sud de la province de Fukushima). Une teneur de 52 becquerels par kilogramme a été détectée dans un échantillon de riz brun provenant d’Hokota, ville située à 150 kilomètres de la centrale. La limite de la teneur en césium pour un grain de riz est fixée par le gouvernement à 500 Bq/kg. Le centre agricole de Fukushima a détecté, sur ses terres, des teneurs atteignant 3.700 Bq/kg de sol, valeur qui est donc proche de la limite fixée par le gouvernement qui est de 5.000 Bq/kg pour un sol destiné à cultiver du riz.
 
Dans le passé, les scientifiques japonais avaient déjà étudié les effets de la radioactivité sur la culture du riz en se basant sur des données collectées par les Américains et les Russes dans la foulée d’essais nucléaires. Mais, selon l’équipe de chercheurs nippons, jusqu’à maintenant aucune donnée n’était disponible pour du riz cultivé sur des terres lourdement contaminées par des substances radioactives.


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