Du plastique dans 9% des poissons du Pacifique

Le 04 juillet 2011 par Geneviève De Lacour
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Des scientifiques du sud de la Californie ont trouvé du plastique dans près d’un poisson sur 10 provenant du Pacifique Nord, selon un article publié le 2 juillet dans le Los Angeles Times.

Les résultats de l’étude viennent d’être publiés par l’institut océanographique de San Diego. Ils montrent que les poissons de moyenne profondeur ingèrent environ 24.000 tonnes de plastique par an. La plupart du temps il s’agit de morceaux de la taille d’un confetti, accumulés grâce aux courants marins.

Ce résultat est le fruit d’une expédition marine menée en 2009 par des étudiants qui souhaitaient étudier la célèbre plaque de déchets du Pacifique nord, une zone située à environ 1.500 kilomètres de la côte californienne (voir JDLE) et dont la concentration en déchets plastiques est très élevée. Les scientifiques de San Diego ont donc collecté 141 poissons, la plupart des poissons lanternes de petite taille et les ont ramenés au laboratoire pour les disséquer.

Ainsi ils ont découverts des déchets plastiques dans 9,2% des estomacs de poisson, la plupart étant fragmentés en petits morceaux de couleur dont la taille étaient inférieure à celle d’un ongle. Pourtant, ils estiment que la proportion de poissons ayant ingurgité du plastique est bien plus élevé.

«Il est impossible d’estimer le nombre de poissons qui ont mangé du plastique et qui en sont morts ou bien ceux pour lesquels le plastique est passé dans les intestins» déclare Rebecca Asch, l’une des doctorants ayant participé à l’expédition.

Les poissons lanternes servent de nourriture pour de nombreux poissons plus gros. Les auteurs de l’étude s’inquiètent donc que le plastique ingéré par ces petits poissons ne remonte la chaine alimentaire jusqu’aux humains.
 
Quels que soient les chiffres obtenus et même s’ils sont inférieures à certaines études précédentes, «Nous trouvons toujours une quantité substantielle de plastique dans les poissons. Alors que cette quantité devrait être nulle» concluent les océanographes.
 


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