Du Peps pour la PPE

Le 17 septembre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Un nouveau think tank dans le paysage environnemental français.
Un nouveau think tank dans le paysage environnemental français.
Peps

 

Créé par des techno de l’environnement, le think tank Peps se lance dans le débat environnemental, avec des propositions pour les rédacteurs de la PPE.


Dans le domaine de la rénovation de la gauche sociale-libérale, il y a les Gracques. Dans le domaine de l’environnement, il y aura, peut-être, Peps. Lancé au début de l’été, ce think tank informel revendique 200 membres, «élus ou anciens élus, des techniciens et experts du public et du privé dans les domaines des déchets, de l’énergie, l’aménagement, le logement, la biodiversité, l’industrie, l’agriculture, la fiscalité, le transport, l’éducation, l’action territoriale, la finance et l’assurance».

Dans le lot, on trouve, pêle-mêle, le climatologue Jean Jouzel, d’anciens ministres (Stéphane Le Foll, Emmanuelle Cosse), des parlementaires (François-Michel Lambert, Christophe Bouillon), des associatifs (Raphaël Claustre), des experts (Arnaud Gossement).

Angle techno

Comme d’autres groupes de réflexion, la Fabrique écologique par exemple, Peps veut contribuer au débat sur les questions environnementales, plutôt sous l’angle ‘techno’. À coups de notes, de tribunes et d’ateliers de travail, le groupe ‘transpartisan’, animé par Hélène Peskine (ancienne directrice adjointe du cabinet de Ségolène Royal), veut aussi donner des billes aux territoires pour développer des filières profitant des ressources locales.

Mise en ligne en fin de semaine passée, sa dernière note est consacrée à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), dont la publication est attendue pour fin octobre.

Alourdir la taxe carbone

Comme l’on pouvait s’y attendre, les techno n’entendent pas révolutionner la stratégie énergétique de la France. Ils proposent d’alourdir la contribution Climat Energie, tout en redistribuant «en priorité aux revenus modestes et [aux] petites entreprises» le produit de cette taxe carbone pour financer les travaux de rénovation de logement et des programmes d’efficacité énergétique. Pas de chance: le gouvernement est sur le point d’abandonner son projet de transformation du Cite en une prime versée en amont des travaux.

Décarbonation, toujours, mais de l’électricité. Peps propose de respecter l’objectif de réduire la part de l’électronucléaire à 50% d’ici à 2025, tout en encourageant le soutien aux énergies renouvelables. La loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, toute la loi.

Accompagner les territoires

Tout en accompagnant aussi les territoires qui perdront des tranches nucléaires et les dernières centrales à charbon. «François Hollande n’a pas voulu fermer Fessenheim par peur des conflits sociaux, rappelle Hélène Peskine. Les contrats de transition écologique doivent compenser les effets négatifs de la transition énergétique.»

Les contributeurs de Peps ne se sont toutefois pas aventurés sur la décarbonation de la mobilité ni sur les moyens de réduire d’un tiers la consommation d’énergie fossile entre 2012 et 2030. Manque de temps, sans doute.
 



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