Du lait à l’adolescence pour prévenir le diabète

Le 21 septembre 2011 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La consommation de produits laitiers à l’adolescence diminuerait le risque de diabète de type 2 à l’âge adulte, selon une étude américaine publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition (AJCN).
 
Maladie qui a explosé au XXe siècle, le diabète de type 2 [1] pourrait en partie découler de l’alimentation pendant la jeunesse, notamment pendant l’enfance et l’adolescence, voire du régime suivi par la mère pendant sa grossesse.
 
Dans son étude menée sur la cohorte Nurses’ Health Study II (NHSII), qui regroupe près de 120.000 infirmières américaines, l’équipe de Frank Hu, de la Harvard School of Public Health de Boston (Massachusetts), confirme ce phénomène avec la consommation de produits laitiers pendant l’adolescence.
 
Chez les personnes en ayant le plus pris à cette période de leur vie, le risque de diabète de type 2 était diminué de 18%.
 
La réduction était similaire lorsque les chercheurs n’analysaient que la consommation à l’âge adulte.
 
Entre autres explications, les chercheurs évoquent les bénéfices que joueraient certains facteurs présents dans le lait (calcium, magnésium, lactose, protéines) sur la perte de poids et sur l’hypertension, deux précurseurs du diabète.
 
Au cours des dernières décennies, «la consommation de lait a été remplacée par celle de boissons sucrées, associées à l’obésité et au diabète de type 2», rappellent les chercheurs, qui conseillent plutôt les produits laitiers pauvres en matières grasses.
 
Le lait a en revanche mauvaise réputation dans le diabète de type 1. Selon plusieurs études, nourrir un bébé avec du lait de vache accroîtrait son risque en cas de prédisposition familiale. Ce qui a poussé les autorités publiques à le déconseiller avant l’âge d’un an.
 
Lors d’une étude publiée en août, la même équipe a montré que les viandes rouges favorisaient au contraire le diabète de type 2. En remplacer une portion quotidienne par un produit laitier permettrait selon eux de diminuer le risque d’environ 35%.
 
[1] Souvent lié au surpoids et à l’âge, le diabète de type 2 est dit non insulinodépendant, à la différence de celui de type 1 (diabète insulinodépendant), maladie de type auto-immune qui survient à un plus jeune âge, voire chez les enfants.


Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus