Du CO2 dans le Gruyère suisse

Le 03 novembre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La Confédération helvétique n’est pas un très gros émetteur de gaz carbonique. Chaque année, industriels, citoyens et automobilistes rejettent une cinquantaine de millions de tonnes de gaz à effet de serre, dont une petite quarantaine de millions de tonnes de gaz carbonique.

Pour autant, notre voisine n’exclut pas de recourir à la séquestration géologique du dioxyde de carbone. Première étape du processus : l’évaluation du potentiel de stockage du sous-sol. En s’appuyant sur la littérature scientifique, des chercheurs se sont attelés à la tâche. Et leurs résultats sont loin d’être anecdotiques.

Dirigée par Larryn Diamond, de l’institut de géologie de l’université de Berne, l’équipe rappelle que les couches de grès et de calcaires favorables à l’injection et à la séquestration du CO 2 se trouvent entre 800 et 2.500mètres de profondeur sous le Plateau. Cette région qui s’étend sur le tiers du pays est aussi la plus peuplée. Selon les chercheurs bernois, son sous-sol pourrait stocker jusqu’à 2,6 milliards de tonnes de CO 2, soit, au rythme actuel d’émission, l’équivalent de 65 années de rejets carbonés suisses. De quoi voir venir !

 



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