Drôle de drone pour sauver les baleines

Le 03 janvier 2012 par Geneviève De Lacour
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L’équipage de Sea Shepherd a intercepté la flotte japonaise de baleiniers le jour de Noël, à un millier de milles au nord du sanctuaire des baleines de l’océan Antarctique. Sea Sea Shepherd, organisation écologiste qui lutte, entre autres, contre la chasse à la baleine a réussi cette opération grâce à un joli cadeau de Noël: un drone coûtant la bagatelle de 10.000 dollars (7.700 euros)!

«Notre but est de les ruiner, de les détruire économiquement», déclare Paul Watson, le célèbre capitaine de Sea Shepherd. «Maintenant que nous pouvons les poursuivre, cela va faciliter notre travail.»

Paul Watson et son équipage de 88 personnes répartis sur les 3 navires de la flotte - le Steve Irwin, le Brigitte Bardot et le Bob Barker- viennent d’appareiller mais disposent dorénavant d’un mouchard très efficace pour localiser les baleiniers dans cette vaste zone de l’océan Antarctique.

L’année passée les Japonais, justifiant ces captures par leur intérêt scientifique, ont obtenu une autorisation de chasse de 1.000 cétacés mais ils n’ont réussi à prélever que 16% de ce quota. «Nous avons sauvé au moins 800 baleines», affirme Paul Watson.

Le drone qui a permis de localiser la flotte de baleiniers japonais dans l’océan Antarctique avait auparavant servi lors d’opérations contre la pêche illégale de thon rouge au large des côtes libyennes. Le mini-avion espion a été livré au Steve Irwin par l’agent de sûreté du navire pendant sa progression vers l’Antarctique à la recherche du navire amiral de la flotte japonaise, le Nisshin Maru.

Offert par une compagnie américaine de recyclage, basée dans le New-Jersey (Etats-Unis), l’appareil sophistiqué utilise des coordonnées GPS et fournit des images vidéo pour traquer les baleiniers. Sa batterie lui offre une autonomie de 300 kilomètres.

Malgré des conditions climatiques extrêmes en Antarctique, le drone a déjà volé plus d’une douzaine de fois et n’a rencontré aucun problème technique, pas même lié à la formation de glace sur les ailes.
 
Paul Watson espère que ce type de matériel pourra être employé pour surveiller d’autres zones sensibles comme les îles Galápagos ou le parc Kruger en Afrique du Sud où le rhinocéros subit actuellement un braconnage intense.
 


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