Douze jours pour décider du destin de la planète à Bali

Le 03 décembre 2007 par Victor Roux-Goeken
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Du 3 au 14 décembre, la conférence de Bali (Indonésie) sur le changement climatique (1) devrait être décisive sur trois points: l'ouverture de négociations sur un accord mondial relatif au changement climatique pour l'après-2012, date à laquelle le protocole de Kyoto arrivera à échéance; l'établissement d'une feuille de route esquissant les principales composantes de cet accord; la fixation de l'échéance des négociations à 2009, lors du sommet international qu'accueillera Copenhague (Danemark).

Aucun objectif chiffré ne devrait donc être déterminé. Rien ne pourra être entrepris puisque les Nations unies attendent d'abord de connaître la position du principal émetteur de GES, les Etats-Unis, qui est elle-même conditionnée par le choix que feront les Américains lors de l'élection présidentielle de fin 2008 (dont le lauréat ne sera intronisé qu'au début 2009).

La priorité de Bali est d'associer tous les pays à la lutte contre le changement climatique, y compris les pays émergents, les pays qui n'ont rien fait pour réduire leurs émissions de GES ainsi que les pays les moins émetteurs. Comme les demandes et attentes des différents pays sont très différentes, Bali devra déterminer leur niveau d'engagement financier ainsi que leur part de responsabilité dans le réchauffement climatique. Ainsi, si la Chine fait désormais jeu égal avec les Etats-Unis en termes de rejets carboniques, elle n'a pas la même responsabilité historique puisque son développement industriel ne date que de quelques décennies.

Autre thème qui devrait être abordé: la déforestation, qui entraîne la perte de milliers d'hectares de puits de carbone et génère près de 20% des émissions mondiales de GES. Le sujet n'est pas anodin en Indonésie, principal émetteur de GES lié à la déforestation.

Sur le fond, tous les pays sont d'accord pour baisser de 50% les émissions de GES d'ici 2050 par rapport à celles de 1990. Le but étant de limiter à 2°C la hausse des températures – prévision dépassée selon certains –, il faut que les émissions soient stabilisées dès 2020, ce qui ne laisse qu'une marge de 11 ans, et appelle au succès obligé de la conférence de Bali.

Toutefois, un échec reste possible, et laisserait la part belle aux initiatives régionales de lutte contre le réchauffement planétaire, qui sont actuellement légion.


(1) La conférence de Bali sera la 13e conférence des parties (COP 13) à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la troisième réunion des parties au Protocole de Kyoto (COP/MOP 3).






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