ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
imprimer Ajouter à vos favoris envoyer à un ami Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article sur WikioPartager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedinPartager cette page sous TwitterS'abonner au flux RSS du JDLE

Dosettes: Malongo s'adapte au marché

Le 31 août 2005 par Christine Sévillano
dosette
dosette

La généralisation des dosettes individuelles pour machines à café s'est accélérée ces 3 dernières années, entraînant plus de déchets. Un mode de consommation auquel a pourtant adhéré un chantre du commerce équitable: Malongo.

Les machines à café avec dosettes sont de plus en plus répandues car elles sont pratiques, simples d'utilisation et rapides. Et ce malgré les déchets d'emballage plus importants que ces dosettes génèrent, comparées aux paquets de café traditionnels. Paradoxalement, le chantre du commerce équitable, et plus particulièrement du café équitable, Malongo, propose également ce type de produit pour faire des expressos, suivant ainsi les pratiques du commerce traditionnel. «Nous avons toujours cherché à inclure les produits issus du commerce équitable dans les réseaux marchands traditionnels. Pourquoi donc exclure ce mode de consommation, surtout qu'il s'agit d'une forte demande des consommateurs? A nous maintenant de proposer des emballages 100% recyclables», explique Jean-Pierre Blanc, directeur général de Malongo.

Le café est contenu dans une pastille en papier. L'opercule, qui contient la dosette, est fabriqué à partir de matières plastiques que Malongo affirme valoriser par l'incinération pour alimenter la combustion des matériaux. «Nous faisons toutefois des études pour trouver d'autres méthodes, notamment pour utiliser des matériaux biodégradables, mais ils ne sont pas encore au point aujourd'hui», poursuit Jean-Pierre Blanc. De plus, ces dosettes permettent une meilleure conservation du café «Nous avons ainsi amélioré la qualité du produit qui ne perd plus ses arômes, et surtout nos consommateurs limitent la quantité de café et évitent donc de gaspiller. Dans une cafetière, on fait souvent plus de café que ce dont on a réellement besoin», affirme le directeur général. Sur les 6 différents types de café proposés sous ce format, seul l'un dispose formellement du label Max Havelaar (1). Les autres peuvent être issus du commerce équitable sans être labellisés.

La dosette a connu une hausse de 20 à 30% cette année et représente désormais un tiers du chiffre d'affaires de Malongo, qui s'élève à 63 millions d'euros. Chaque famille en consomme 2 par jour. Même si Malongo affirme que ce n'est pas son but premier, rappelons que les produits en portions individuelles coûtant plus chers que les paquets traditionnels, ils permettent une augmentation de son chiffre d'affaires, ainsi que celui des autres acteurs du café comme Senseo, le premier sur le marché, Nestlé ou Kratfood. Le potentiel de ce type de consommation devrait poursuivre sa croissance, ce qui devrait alourdir d'autant le tonnage des déchets, et ce même si les dosettes sont recyclables.



(1) 40% des produits Malongo détiennent le label Max Havelaar et l'entreprise espère atteindre les deux tiers de l'ensemble de ses produits dans les prochaines années.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus