"Donner envie de faire des économies d'énergie"

Le 28 juin 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Sociologue à l’Eifer (Institut européen de recherche sur l’énergie) de Karlsruhe, Andreas Huber fait partie d’un consortium européen qui étudie les actions de sensibilisation aux économies d’énergie. En exclusivité pour le Journal de l’environnement, il livre les conclusions importantes de ce projet BewareE.

L’équipe européenne dont vous faites partie met la dernière main au projet BewareE. De quoi s’agit-il ?

BewareE est un projet financé par l’Agence exécutive pour la compétitivité (EACI) qui s’inscrit dans le programme européen de recherche Intelligent Energy Europe. Initié en 2007, le projet touche maintenant à sa fin. L’ambition des 4 partenaires (IZT de Berlin, IVAM d’Amsterdam, Eifer de Karlsruhe et la fondation espagnole Inasmet-Tecnalia) était double. Nous voulions d’abord trouver et analyser les meilleures pratiques mises en œuvre en Europe pour sensibiliser les citoyens aux économies d’énergie, puis les diffuser à grande échelle en nous appuyant sur les réseaux de prestataires de services : agences d’énergie, bailleurs sociaux, ONG, etc.

 

Avez-vous trouvé de bonnes pratiques ?

Nous cherchions, en fait, des actions – nous les appelons « services de sensibilisation à l’énergie » - qui ont concrètement permis de faire changer les comportements des usagers, qui ont donc contribué à une véritable diminution de la consommation. Au total, nous avons identifié une trentaine de bons exemples de sensibilisation des consommateurs, venant de toute l’Europe : du théâtre de rue à la formation d’« ambassadeurs d’économie d’énergie », en passant par des solutions plus technologiques de suivi et de visualisation des consommations.

 

Ces services donnent-ils des résultats significatifs ?

Absolument. Nous avons trouvé des exemples qui, en faisant adopter quelques gestes simples à nos concitoyens européens, pouvaient leur faire économiser jusqu’à 10 % du montant de leur facture énergétique (électricité, chauffage et eau chaude).

 

Existe-t-il des recettes miracles pour sensibiliser les consommateurs ?

Non, chaque situation est spécifique, d’où l’importance de coopérer le plus étroitement possible avec le groupe-cible. Compte tenu de la grande diversité des modes de sensibilisation utilisables et de la nature des groupes (écoliers, retraités, familles, etc.), tel ou tel service peut être plus susceptible de créer des économies d’énergie.

 

Sans parler des mauvaises pratiques à éviter ?

Effectivement. Il vaut mieux éviter les campagnes d’information qui consistent simplement à envoyer à une large population une brochure de conseils sans le moindre accompagnement. En général, ce type d’action a un très faible impact.

 

Les pièges à éviter lorsque l’on veut communiquer sur les économies d’énergie…

Disons qu’il y a quelques règles d’or : cibler le message sur les populations visées, tenir compte de chaque contexte socioculturel, donner aux populations un rôle actif dans la mise en œuvre des actions d’économie d’énergie, assurer un suivi personnalisé des consommations.

 

La suite du programme ?

Nous venons de terminer la rédaction d’un guide qui présente des bonnes pratiques en matière de sensibilisation à l’énergie et des informations importantes sur la mis en œuvre de ces services. Un guide qui peut être téléchargé gratuitement en ligne sur le site : http://projekte.izt.de/fileadmin/downloads/pdf/beware/Broschuere_BewareE_French.pdf



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