Données écologiques: l’Eldorado de la transition ?

Le 29 mars 2018 par Stéphanie Senet
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29.000 gigaoctets de données sont publiées dans le monde chaque seconde
29.000 gigaoctets de données sont publiées dans le monde chaque seconde

Les mondes du numérique et de l’environnement peuvent converger vers un but commun: asseoir la transition écologique sur des bases solides. A condition de garantir le libre accès des données et leur fiabilité.

 

Polluants dans l’air, pesticides dans l’eau, disparition d’oiseaux... Sur les 29.000 giga-octets de données publiées dans le monde chaque seconde, un grand nombre documente l’état de notre environnement. Précieuses, ces informations n’en sont pas moins éparses, mal connues et peu utilisées.

 

En milieu naturel

Mais qu’est-ce qu’une donnée écologique? «C’est une donnée captée en milieu naturel et qui mesurant un phénomène naturel n’appartient à personne. Elle n’est le produit d’aucune intervention extérieure et antérieure», définit Odile Ambry, présidente d'honneur de l'Internet Society France et auteure d’une note présentée ce 29 mars par La Fabrique écologique. Il faut donc la différencier des données «à usage écologique», comme la composition d’un produit, qui proviennent d’une captation humaine ou industrielle. Les deux types de données sont en tout cas essentiels pour mener à bien une transition écologique.

 

Open data, du sens aux données

Où les trouver? Entreprises, collectivités, organismes publics et associations publient des données intéressant la protection de l’environnement. Des informations dont la qualité reste très variable, comme l’a montré la falsification opérée par des constructeurs automobiles dans l’affaire du Dieselgate. La création de sites dédiés pourrait au contraire garantir une certaine fiabilité. 

Récemment, des plateformes spécialisées, sortes de réservoirs de données, ont ainsi vu le jour à travers le monde. C’est le cas du site danois husetsweb.dk qui aide les habitants à améliorer leur efficacité énergétique en compilant des données cadastrales, régionales et gouvernementales. En France, la ville de Rennes a lancé en février dernier un service public de la data focalisée sur l’énergie, l’eau, la mobilité et les données sociodémographiques à partir d’informations provenant de 8 partenaires représentant la société civile, les entreprises et les institutions publiques. Ces initiatives relèvent de ‘l’open data’, c’est-à-dire des données librement accessibles à tous, qui peuvent être réutilisées, partagées et améliorées sur le mode de ‘l’open source’ de la communauté des développeurs informatiques.

 

Transports, agriculture, etc.

On imagine très bien les nombreuses applications que l’on peut tirer de ces données pour changer les comportements de tout un chacun et assurer une transition écologique à grande échelle. En matière de mobilité, des programmes permettent déjà d’optimiser les trajets individuels, et donc les émissions de CO2, mais aussi les livraisons relevant du e-commerce (DataCity à Paris).

En matière d’agriculture, les start-up qui proposent des solutions ‘clé en main’ fleurissent. Ainsi de la montpelliéraine Fruition Sciences qui met en place des capteurs dans les vignobles pour mesurer toutes les 15 minutes les flux de sève et les besoins en eau.

Connaître aussi les consommations d’eau et d’énergie offre des perspectives de fortes économies. A condition d’organiser l’analyse de données fiables et de faire évoluer certaines réglementations qui freinent aujourd’hui leur essor.

 

 

 

 



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