Donald Trump veut renégocier l’accord de Paris

Le 18 mai 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Un peu jeune en politique climatique, Donald Trump ?
Un peu jeune en politique climatique, Donald Trump ?
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Le candidat républicain ne croit pas aux engagements pris par la Chine.

Le candidat du parti républicain à l’élection présidentielle américaine n’a pas encore de programme énergétique. Normal, il n’a choisi son conseiller en la matière, Kevin Cramer, qu’en fin de semaine dernière.

Cela n’empêche pourtant pas Donald Trump d’avoir des idées bien arrêtées sur la façon dont le président Trump gérerait les questions climatiques. Dans un entretien accordé à Reuters, le magnat de l’immobilier new-yorkais s’en prend à l’accord de Paris, dont la mise en œuvre est au cœur des discussions de Bonn depuis lundi 16 mai. «Je vais regarder ça très attentivement. Mais au minimum, je renégocierai cet accord, je dis bien au minimum. Et au maximum, je ferai autre chose», annonce-t-il.

Promesse intenable immédiatement

Ce qui est plus simple à dire qu’à faire… immédiatement. L’article 28 de l’accord stipule effectivement qu’une partie ne peut quitter l’accord que 4 ans après son entrée en application. Les plus optimistes estiment que l’accord conclu lors de la COP 21 n’aura force de loi qu’en 2018. Condamnant donc le président Trump à attendre un hypothétique second mandat pour tenir sa promesse électorale.

A l’unanimité moins deux voix (deux députés FN se sont abstenus), l’Assemblée nationale a adopté, mardi 17 mai, le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de Paris. Si le Sénat vote ce texte en les mêmes termes (le 8 juin), la France pourrait être le 17e pays à ratifier l’accord, conclu le 12 décembre dernier.

Que reproche, au fait, le politicien démagogue à l’accord de Paris? Ce n’est pas très clair. Certes, les Américains sont, traditionnellement, méfiants à l’égard des accords multilatéraux. Mais Donald Trump semble ne pas croire un seul instant que le gouvernement chinois respectera ses engagements climatiques. Pour mémoire, Pékin s’est engagé, auprès du gouvernement américain, à stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre au cours de la prochaine décennie et à mettre en service 800 à 1.000 gigawatts de capacités nucléaires et renouvelables nouvelles en 15 ans.

Dans les traces de Bush

En voulant suivre les traces de George W. Bush (qui avait fait sortir les Etats-Unis du protocole de Kyoto, en 2001), Donald Trump fait tout de même preuve d’une certaine évolution. En 2012, celui qui n’était alors qu’un trublion de la politique estimait, sur twitter, que le changement climatique était une invention chinoise, conçue dans l’unique but de torpiller l’économie américaine.

 

 



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