Donald Trump s’assagit

Le 23 novembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Donald Trump à la une du New York Times.
Donald Trump à la une du New York Times.
NYT

Le président-élu reconnaît l’origine humaine du changement climatique et la nécessité de protéger l’environnement. Il fustige toujours les subventions accordées à l’éolien.

 

Barack Obama dit de son successeur qu’il est un «homme pragmatique». Une qualité qu’ont pu apprécier les journalistes du New York Times. La rédaction du quotidien américain recevait, mardi 22 novembre, le président-élu pour une interview-fleuve. La première accordée par Donald Trump à un quotidien d’information générale, catégorie de medium honnie par le camp républicain durant la campagne présidentielle.

Un «lien»

Grand virage sur l’aile, désormais le Times est un journal pour lequel le milliardaire new-yorkais confesse avoir «un grand respect». Ce n’est pas encore le cas pour les climatologues. Pour autant, le futur 45e président des Etats-Unis n’exclut plus, comme dans un célèbre Twitt, la réalité du réchauffement climatique. Ni son origine anthropique: «Il y a un lien», avoue le promoteur. Ce faisant, Donald Trump renoue avec son opinion initiale. Le 6 décembre 2009, il avait signé, avec son fils Erik et sa fille Ivanka, une pétition appelant les chefs d’Etat et de gouvernement à conclure un accord sur le climat lors de la COP 15, à Copenhague. Le texte et la liste des signataires avaient d’ailleurs été publiés par le New York Times.

A la question de savoir s’il respectera l’Accord de Paris, le prochain locataire de la Maison blanche se montre nettement moins tranchant qu’il y a quelques semaines. Donald Trump promet de «regarder cela très attentivement». Rappelant que pour ce sujet, comme pour d’autres, son «esprit est totalement ouvert».

Ouvert d’ailleurs à d’autres sujets environnementaux: «Respirer un air sain est vital. De même que l’eau propre, claire comme du cristal.» Seul sujet sur lequel le président-élu reste intransigeant: les subventions accordées aux éoliennes.

Tueuses d’oiseaux

Définitivement, Donald Trump n’aime pas les éoliennes. D’abord parce qu’elles ont «besoin de subventions massives». Ensuite parce que la plupart du temps, elles ne «fonctionnent pas». Elles ne sont pas produites aux Etats-Unis. Et les usines d’éoliennes made in USA ne font qu’assembler des pièces venues de Chine, du Japon ou d’Allemagne. Enfin, les turbines tuent des oiseaux: «Si vous tirez sur un aigle doré, vous prenez 5 ans de prison […] et là ils [les exploitants d’éoliennes] ont un permis qui les autorise à tuer quelque 30 aigles par an.»

Climat, environnement, la mise au point de Donald Trump apparaît comme la suite d’un vaste recadrage engagé ces derniers jours. Depuis son élection, le républicain a déjà renoncé à certaines de ses promesses majeures: poursuites judiciaires contre Hillary Clinton, démantèlement du système de sécurité sociale de la classe moyenne (l’Obama Care).  

Gageons qu’il y en aura d’autres. A commencer, sans doute, par le plan de relance de l’industrie du charbon. Séduits par l’abondance d’un gaz peu coûteux, les producteurs d’électricité US ont massivement fermé leurs centrales au charbon. Cher, le charbon de l’Oncle Sam séduit de moins en moins à l’étranger. Et ce n’est pas la décision prise, lundi 21 novembre, par le Canada (5e client des charbonniers US) de réduire sa demande de charbon qui arrangera les choses.



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