Directive européenne: les médecins inquiets pour l'IRM

Le 10 octobre 2005 par Claire Avignon
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Le 20 septembre dernier, une douzaine de scientifiques, dont le professeur Ian Young du Collège impérial de Londres et Sir Peter Mansfield, prix Nobel de médecine en 2003 et spécialiste de l'imagerie par résonance magnétique (IRM), ont adressé une lettre à la secrétaire d'Etat à la santé britannique, Patricia Hewitt, lui demandant de soutenir une modification de la directive 2004/40 sur les champs électromagnétiques. Cette réglementation doit permettre de protéger les travailleurs contre les ondes électromagnétiques, en limitant leur exposition aux champs de 0 à 300 giga-Hertz (GHz). En effet, les champs électromagnétiques puissants peuvent induire un courant à l'intérieur des tissus, ce qui les échauffe et les abîme. L'IRM utilise un champ électromagnétique pour générer une image des organes et des tissus internes. La directive prévoit donc que le patient ne soit plus accompagné lors de son passage dans la machine IRM. «Les limites d'exposition proposées par la directive menacent notre capacité à diagnostiquer et traiter de nombreux patients, particulièrement ceux qui sont fragiles, anxieux ou anesthésiés», est-il indiqué dans la lettre. Or, selon ces médecins et chercheurs, il n'y a, à l'heure actuelle, aucune preuve de la dangerosité de l'IRM.


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