- 

Dioxines : l'Ile-de-France dans la norme

Le 21 juin 2005 par Delphine Moninot
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Le taux de dioxines dans l'environnement en Ile de France semble satisfaisant, selon une étude de Airparif, publiée début juin.

«Les niveaux de dioxines dans la région Ile-de-France sont globalement faibles et homogènes». C'est la conclusion d'une étude que vient de publier l'association Airparif, qui surveille la qualité de l'air en Ile-de-France depuis 1979. L'association agréée par le ministère chargé de l'environnement a mené deux campagnes de mesure de la dioxine dans l'air, pendant 15 jours en juin 2004 puis en novembre 2004, autour de différentes sources d'émission, notamment des unités d'incinération d'ordures ménagères (UIOM).

Les concentrations de dioxines observées sont très comparables à celles déjà mesurées par Airparif en 1997. «C'est particulièrement vrai en hiver, avec des résultats faibles compris entre 0,02 et 0,09 picogramme par mètre cube (pg/ITEQ/m3) (1)», explique l'association dans AirParif Actualités de juin 2005. En été, les teneurs sont faibles dans la majorité des sites (0,01 à 0,05 pg/ITEQ/m3) ou moyennes (de 0,1 à 0,2 pg/ITEQ/m3). Quatre résultats plus élevés ont été observés entre 0,81 et 3,41 pg/ITEQ/m3 à Saint-Ouen et Champlan en raison de la proximité d'un incinérateur. Rien de comparable cependant avec les 14,8 pg/ITEQ/m3 mesurés à proximité d'un incinérateur au Royaume-Uni. Au jardin des Halles à Paris et à Sarcelles, les taux élevés sont vraisemblablement dus à des feux accidentels ou de particuliers. Mais ces mesures resteront indicatives puisqu'il n'existe pas de valeur de référence pour les dioxines dans l'air ambiant, la voie de contamination essentielle étant alimentaire.

Outre le rôle attendu des grandes sources industrielles (en 2002, 56% provenaient des UIOM selon le Centre interprofessionnel d'études de la pollution atmosphérique), ces résultats mettent en lumière l'impact important et plus surprenant des combustions non maîtrisées (brûlages de déchets domestiques, feux de bois, de débroussaillage, de déblais de construction ou de déchets agricoles, etc.). Des combustions qui «pourraient devenir prépondérantes à l'avenir compte tenu de la baisse des émissions industrielles», selon Airparif.



(1) Les concentrations de dioxines dans l'environnement sont exprimées en picogrammes (pg) par mètre cube (m3). La mesure d'un mélange de dioxines tient compte de son potentiel toxique. Les concentrations sont exprimées sous la forme d'une quantité toxique équivalente (International toxic equivalent quantity, ITEQ).


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus