Dioxines et PCB: une exposition revue à la baisse

Le 13 mars 2013 par Romain Loury
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Les barbecues peuvent être des émetteurs de dioxine.
Les barbecues peuvent être des émetteurs de dioxine.

L’exposition de la population française aux dioxines et PCB est moindre que celle calculée jusqu’alors, en raison d’un changement des facteurs d’équivalence toxique utilisés pour certains d’entre eux, selon un nouvel avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses).

Publiée en juin 2011 par l’Anses, la deuxième Etude de l’alimentation totale française (EAT2) a permis de dresser un bilan d’exposition de la population à toutes sortes de contaminants, dont les pesticides, les PCB, les mycotoxines, les métaux lourds, etc. Un tableau très complet, mais dont l’Anses vient de revoir les conclusions relatives aux PCB et aux dioxines. Non pas que les Français aient changé leurs habitudes alimentaires depuis la réalisation de l’étude; s’il y a changement, c’est en réalité du côté des facteurs d’équivalence toxique (TEF). Selon la définition de l’Anses, les TEF «correspondent aux coefficients de pondération qui expriment la toxicité relative de chaque congénère (considéré individuellement) par rapport à un congénère de référence», en l’occurrence la TCDD, ou «dioxine de Seveso» pour les dioxines, et PCB «dioxin-like».

Ce qui permet d’obtenir un TEQ (quantité d’équivalents toxiques) pour l’ensemble de la classe. Lors de son étude EAT2, l’Anses a recouru à des valeurs de 1998, dont plusieurs ont été modifiées en 2005, certaines à la hausse, d’autres à la baisse. Une révision qui a poussé l’agence à reprendre ses calculs avec les nouveaux TEF, afin de réactualiser le TEQ, et donc le niveau d’exposition des Français aux dioxines et PCB «dioxin-like».

Résultat des calculs, la population française s’avère un peu moins exposée que lors des premières estimations: -14,2% chez les adultes, -13,7% chez les enfants de plus de 3 ans, -14% chez les femmes enceintes. Quant aux dépassements de la dose journalière tolérable (DJT), ils ne sont désormais plus observés chez les adultes, et deviennent un peu plus rares chez les enfants (de 3,2% à 2,02%). Si les valeurs d’exposition sont revues à la baisse, les recommandations initiales de l’EAT2 ne sont pas remises en cause, conclut l’Anses, selon qui «il convient de poursuivre les efforts afin de réduire les expositions concernant les composés ‘dioxin-like’».



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