Différend Argentine/Uruguay: «pas de preuve de pollution» selon la CIJ

Le 22 avril 2010 par Sabine Casalonga
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Au grand dam des écologistes argentins, la Cour internationale de justice (CIJ) de la Haye n'a pas ordonné mardi 20 avril le démantèlement réclamé par l'Argentine d'une usine de pâte à papier située en Uruguay et suspectée de rejeter des polluants dans le fleuve frontalier, selon l’AFP.

La plus haute autorité judiciaire de l'Onu a considéré que l'Argentine «n'a[vait] pas apporté de preuves concluantes» permettant d'établir que l'usine «affecte la qualité des eaux ou l'équilibre biologique du fleuve Uruguay». Mais elle a cependant considéré que l'Uruguay n'avait pas respecté ses obligations d’informer l’Argentine, en vertu d’un traité datant de 1975, lors de la délivrance du permis de construction de l’usine.

L'Argentine avait déposé plainte le 4 mai 2006 contre l'Uruguay qu'elle accusait de ne pas l'avoir informée de la construction de l'usine finlandaise et de porter atteinte à l'écosystème. Ce différend écologique opposait les deux pays depuis plus de 7 ans. Des riverains et écologistes argentins ont maintenu un barrage routier sur un pont situé à la frontière des deux pays, durant 3 ans et demi, à l’origine de pertes pour l’économie de l’Uruguay chiffrées à 500 millions de dollars.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus