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Deux-roues motorisés: encore des efforts pour moins polluer

Le 25 mai 2009 par Victor Roux-Goeken
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Depuis 1999, l’Union européenne fixe des normes pour réduire les polluants des deux-roues motorisés. La marge de progression est encore très forte, bien que ce moyen de transport émette peu de gaz à effet de serre.

En 2020, les émissions d’hydrocarbure des deux-roues motorisés (2RM) seront plus importantes que celles de toutes les autres catégories de véhicules dans l’Union européenne. Le contrôle des émissions de ces véhicules est d’autant plus nécessaire que leur contribution à la pollution de l’air est très importante dans les villes, selon une étude sur les mesures de réduction des polluants des deux-roues, publiée en novembre 2008 par l’université de Thessalonique pour le compte de la Commission européenne.

La contribution des 2RM aux émissions d’oxyde d’azote (NOx) et de particules fines devrait croître régulièrement d’ici 2020, du fait d’une baisse de celles des véhicules passagers et poids lourds, normes Euro 5 et 6 obligent. Elle devrait toutefois rester peu importante, de l’ordre de 2% pour les NOx et de 5% pour les particules. Les 2RM représentent 0,7% des gaz à effet de serre émis par le secteur des transports, ainsi que 9% du monoxyde de carbone (CO) et 12% des hydrocarbures.

«En matière de 2RM, la réglementation a une dizaine d’années de retard sur celle des voitures. Leur contribution au trafic est marginale, et ils font moins de kilomètres par an. C’est la raison pour laquelle l’Europe a négligé leur impact», indique Bertrand-Olivier Ducreux, ingénieur du département Transport et mobilité de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

Avec un parc de 3 millions de véhicules, la France compte 10 fois moins de 2RM que de voitures. La moitié d’entre eux sont des «cyclos», de moins de 50 centimètres cubes. Mais leur part est passée, dans une ville comme Paris, de 7% en 2003 à 15% en 2008.

Aussi, la réglementation devrait se durcir, «à la demande des constructeurs», insiste Antonio Perlot, responsable des affaires publiques de l’Association des constructeurs européens de motocycles (Acem). Les cyclos sont soumis à la norme Euro 2, les motos de cylindre supérieur à 50 cm3, à la norme Euro 3. «La Commission a déjà commencé à travailler pour mettre en œuvre des normes Euro 4 et 5, respectivement à l’horizon 2012 et 2015, explique Antonio Perlot. Par rapport à Euro 3, la norme Euro 5 représentera une réduction de 50% des polluants».

La marge de progression a été et demeure énorme. Avant Euro 1, entrée en vigueur en 1999, «les 2RM étaient réglementés suivant l'ECE 40. Le ratio des seuils entre ECE40 et Euro 3 est de -94% pour le monoxyde de carbone (CO) et les hydrocarbures (HC) et -50 % pour les NOx», calcule Bertrand-Olivier Ducreux.

Reste la question du bruit. En 2006, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) relevait que 80% des cyclomoteurs ne respectaient pas la réglementation sur le bruit (moins de 71 décibels pour être homologué). «Il est clair que l’enjeu sur le bruit porte moins sur l’homologation que sur le respect de la conformité», selon Bertrand-Olivier Ducreux.

(1) Dans le JDLE «Etats-Unis: 6 habitants sur 10 exposés à un niveau dangereux de pollution»


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