Deux plaintes contre Lactalis après la pollution de la Seiche

Le 31 août 2017 par Stéphanie Senet
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Après l'Oudon, la Seiche
Après l'Oudon, la Seiche

Détectée le 22 août, la pollution de la Seiche par l’usine Lactalis de Retiers (Ille-et-Vilaine) fait l’objet de deux plaintes, déposées par des associations locales.

 

Dans leur communiqué commun, Eau et rivières de Bretagne et Vitré Tuvalu déclarent avoir porté plainte contre Lactalis dans le cadre de la procédure judiciaire engagée par l’Agence française de la biodiversité (AFB). Motif: retard de la déclaration d’incident, faite le 22 août, soit 4 jours après le déversement dû à une défaillance de la station d’épuration de l’usine.

 

Dans les meilleurs délais

Le code de l’environnement impose en effet que l’exploitant d’une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) «déclare, dans les meilleurs délais, à l’inspection des ICPE, les accidents ou incidents survenus du fait du fonctionnement de l’installation qui sont de nature à porter atteinte à la protection de l’environnement» (art R. 512-69).

 

Une rivière déjà très vulnérable

«Les associations ne peuvent comprendre, de la part d’un industriel aussi averti que Lactalis, une telle attitude. Surtout dans les circonstances actuelles de sécheresse qui fragilise le bassin versant de la Seiche, déjà très vulnérable aux pollutions», écrivent-elles.

La fédération de pêche d’Ille-et-Vilaine a également déposé une plainte, alors que des centaines de poissons ont été tués à cause du déversement de lactose dans cet affluent de la Vilaine.

 

Récidive

Ce n’est pas la première fois que le groupe Lactalis est à l’origine d’une grave pollution des eaux. En mai 2012, sa filiale Célia de Craon a rejeté de l’ammoniaque dans la rivière Oudon, conduisant à la fermeture momentanée du captage d’eau potable de Segré (Maine-et-Loire) à cause des risques sanitaires. Cette pollution étendue sur 31 kilomètres, due à la vétusté de la laiterie, a valu à la société une amende de 30.000 euros par le tribunal correctionnel de Laval en décembre 2012. Les magistrats avaient retenu l’alerte tardive des autorités par l’exploitant, plus de 24 heures après les faits.



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