Deux louves disparaissent mystérieusement dans le Mercantour

Le 21 septembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le procureur de la République de Nice a ouvert une enquête pour tenter de déterminer les circonstances de la disparition, dans le parc national du Mercantour (Alpes-Maritimes), de la louve Tinée, suivie par collier GPS depuis avril et dont la trace a été perdue il y a 10 jours, a-t-on appris ce mercredi 21 septembre.

Le collier GPS a été retrouvé sectionné dans une rivière dimanche soir.

Il a visiblement été découpé manuellement et jeté dans la rivière, mais les équipes de l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) et du parc du Mercantour n'ont trouvé aucun indice concernant l'animal, a expliqué la direction du parc dans un communiqué.

Le loup étant une espèce protégée, il doit l'être également par la justice, a estimé le procureur Eric de Montgolfier, qui a ouvert une enquête mardi.

Il est important de savoir dans quelles conditions la louve aurait pu être abattue. On n'a pas retrouvé de carcasse, on a simplement des éléments qui nous permettent de penser qu'il a été libéré de ce collier, non sans dommage pour l'animal, a-t-il ajouté.

Le magistrat a par ailleurs confirmé que le cadavre d'une louve avait été retrouvé mardi sur la commune de Belvédère, dans l'arrière-pays niçois, à 35 kilomètres du lieu de découverte du collier. A priori, au vu de l'état du cadavre, il y a peu de chances qu'il s'agisse de l'animal recherché, selon la même source. Une autopsie de l'animal doit être pratiquée aujourd’hui.

La louve Tinée avait été capturée dans le cadre du programme scientifique Prédateurs et proies sur les relations entre le loup et ses proies sauvages, piloté par l'ONCFS en partenariat avec le parc national, le CNRS et la Fédération des chasseurs des Alpes-Maritimes.

C’était la troisième louve équipée d'un GPS dans le cadre de ce programme. Le collier renseignait sur ses déplacements et permettait de localiser a posteriori l'ensemble des prédations occasionnées par la meute à laquelle elle appartenait, afin d'en mesurer l'impact sur les chamois, chevreuils, mouflons et cerfs.

L'enquête a été confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie de Puget-Théniers.


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