Deux informations judiciaires contre X sur le chlordécone

Le 16 novembre 2007 par Agnès Ginestet
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Les nombreuses personnes qui dénoncent les impacts environnementaux de ce pesticide utilisé jusque dans les années 1990 commencent à voir leurs efforts payer. Le 13 novembre, le parquet de Fort-de-France a en effet annoncé l'ouverture de deux informations judiciaires contre X au sujet du chlordécone, du chef de mise en danger d'autrui. Selon l'AFP, l'association de sauvegarde du patrimoine martiniquais (Assaupamar) a porté plainte en mai contre «les criminels qui ont empoisonné notre pays Martinique», pour «crime d'empoisonnement et de complicité d'empoisonnement» et «délit de mise en danger de la vie d'autrui et de complicité». L'association non au chlordécone (ANC) a également porté plainte pour empoisonnement, et les élus de la Martinique ont demandé au président du conseil général de porter plainte contre X.

Le 6 novembre, le cancérologue Dominique Belpomme, qui avait jugé la contamination des Antilles au chlordécone comme un scandale sanitaire, a été auditionné par la commission des affaires économiques à l'Assemblée nationale (1). D'après un article du journal Libération, il aurait alors «reconnu des inexactitudes» dans son rapport, puis enchainé des «explications douteuses et imprécises». Il s'est expliqué sur son rapport publié en juin, devant des scientifiques de l'Institut de veille sanitaire (InVS), de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), apparemment «très critiques».



(1) Voir l'article du JDLE «Chlordécone aux Antilles: bataille d'arguments»




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