Deux Français dans le Club «1% pour la planète»

Le 10 juin 2005 par Delphine Moninot
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Nautilus magazine
Nautilus magazine

Depuis le mois de mai, deux entreprises françaises ont fait leur entrée dans le Club 1% pour la planète. Elles reverseront 1% de leur chiffre d’affaires annuel à des associations de protection de l’environnement.

Le nouveau magazine sur le monde marin Nautilus et le vignoble bordelais Henri Bourlon sont les deux premières entreprises françaises à entrer dans le Club «1% pour le planète». Fondé en 2002 aux Etats-Unis par Yvon Chouinard, propriétaire de la marque de vêtements Patagonia, cette organisation à but non lucratif rassemble une centaine d'entreprises, surtout nord-américaines, qui reversent au minimum 1% de leur chiffre d'affaire (CA) à des associations de protection de l'environnement. Les adhérents bénéficient en échange du label «1% pour la planète», leur permettant d'utiliser le logo et la charte graphique du club sur ses articles. La somme est versée directement à une ou plusieurs associations de leur choix, à la seule condition qu'elles aient une action concrète, de terrain, de lobbying ou de contentieux. Tous les ans, les entreprises doivent prouver que la somme a bien été versée par un document signé d'un expert comptable indépendant.

Le club fédère surtout de petites et moyennes entreprises, déjà sensibilisées aux questions environnementales. On y trouve pêle-mêle une société d'énergies renouvelables, un festival de films d'aventures britannique, le chanteur Jack Johnson, des vignobles californiens, des entreprises de nourriture, de vêtements, de logiciels, etc. «C'est un outil de différenciation pour les entreprises, qui peut aider le consommateur à faire son choix au moment de l'achat », explique Isabelle Susini, responsable marketing et environnement chez Patagonia. «Depuis plus de 20 ans, Patagonia reverse 1% de son CA à des associations qui luttent pour protéger l'environnement. Chaque année, cela représente 2,5 millions de dollars (2 millions d'euros), ce qui a permis à plusieurs associations de réaliser 250 projets. Créer un club permet d'encourager le mécénat environnemental en fédérant plusieurs entreprises», commente Isabelle Susini.

«Adhérer au «1% pour la planète» m'a tout de suite semblé normal, puisque mon magazine a une démarche de défense de la ressource marine», explique Christophe Agnus, le créateur et rédacteur en chef du magazine Nautilus. «C'est une façon d'intervenir pour la planète au-delà de ce que nous faisons sur le vignoble avec une culture raisonnée», assure Brigitte Destouet-Bourlon, porte-parole des vignobles Henri Boulon. Chacune à leur échelle, ces entreprises aideront une ou plusieurs associations locales. Les vignobles Henri Bourlon devraient leur verser cette année 10.000 euros. «Nous pensons à Surfrider foundation (1), mais rien n'est encore sûr», poursuit Brigitte Destouet-Bourlon. Du côté de Nautilus, une ou plusieurs associations bretonnes en rapport avec la mer recevront 4.000 euros. Des sommes qui n'ont rien à voir avec les 6 millions de dollars qu'a versés Patagonia en 2004, ce qui a représenté 2,7% de son CA.



(1) La Surfrider foundation dresse chaque année le drapeau noir des plages les plus polluées de France


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus