Deux coups durs pour le nucléaire Est-européen

Le 16 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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62% des Lithuaniens ont dit non au projet de Visaginas
62% des Lithuaniens ont dit non au projet de Visaginas

Fukushima a décidément changé la donne nucléaire en Europe. Après l’abandon de l’atome annoncé par l’Allemagne, la Suisse, le renoncement de l’Italie à y revenir, c’est au tour de la Lituanie de s’opposer à un projet de centrale nucléaire.

Longtemps incertains, les résultats du référendum, organisé dimanche 14 octobre, sont désormais connus. Plus de 62% des votants se sont exprimés contre le projet de Visaginas. Cela étant, la consultation est purement consultative. Le gouvernement d’Andrius Kubilius peut encore passer outre. Ce qui n’est pas gagné.

Le réacteur à eau bouillante Visaginas 1 (1.350 mégawatts électriques), qui doit être construit par le consortium General Electric-Hitachi, devrait être financé par les électriciens des trois pays baltes ainsi que par le principal électricien polonais, PGE. Hélas, ce dernier a finalement renoncé au projet, lui préférant une option plus nationale. Selon le ministre polonais du Trésor, la Pologne pourrait investir jusqu’à 50 milliards de zlotys (12,2 milliards d'euros) pour la réalisation d’un réacteur.

Toutefois, a-t-il précisé en fin de semaine dernier, la décision de lancer (ou non) la construction de la première tranche polonaise sera prise en 2015. D’ici là, beaucoup d’eau (mâtinée de gaz de schiste?) aura coulé sous les ponts. En 2009, la Pologne a signé des accords de coopération nucléaire avec EDF, Areva, General Electric et Westinghouse.

 



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