Deux ans après, la crise des déchets n’est pas réglée à Beyrouth

Le 14 juin 2017 par Stéphanie Senet
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Les déchets rejetés proviennent de Borj Hammoud, situé dans la banlieue nord de Beyrouth
Les déchets rejetés proviennent de Borj Hammoud, situé dans la banlieue nord de Beyrouth

Une montagne de déchets a été déversée dans la Méditerranée, au large de la capitale libanaise, au grand dam de plusieurs collectifs locaux.

 

Deux ans après le début de la crise des déchets due à la fermeture de la principale décharge, la capitale du Liban n’a toujours pas trouvé d’exutoire. Selon les collectifs locaux, dont le mouvement You stink[1], des déchets entassés depuis 20 ans sur le site de Borj Hammoud, au nord de Beyrouth, viennent d’être jetés en mer.

 

Rejets autorisés

Interpellé, le ministre de l’environnement Tarek al-Khatib a confirmé qu’un accord conclu entre le conseil gouvernemental de développement et de reconstruction et une société privée autorisait ces rejets. Il a ajouté qu’il essayait de trouver un moyen de limiter les dommages.

 

«Un massacre environnemental»

«C’est un massacre environnemental. Des déchets sont jetés en pleine mer sans traitement, tuant l’écosystème marin, et le ministre de l’environnement justifie cette situation», s’est indigné Wadih al-Asmar, de You stink. Ces rejets sont d’ailleurs interdits par la convention de Barcelone de protection de la Méditerranée.

Lorsque la crise a éclaté, les autorités libanaises se sont contentées de rouvrir la décharge et d’autoriser deux sites d’enfouissement, dont un à Borj Hammoud, à proximité de la montagne de déchets.



[1] Ce mouvement est à l’origine des manifestations de 2015

 



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