Désaccord quasi-total des entreprises américaines

Le 02 juin 2017 par Romain Loury
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Le charbon ne cache pas sa joie
Le charbon ne cache pas sa joie

S’il s’agissait de faire plaisir aux entreprises américaines, c’est loupé: l’annonce de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l’Accord de Paris fait l’objet d’une réprobation quasi-totale. Seul à se réjouir ouvertement, le secteur charbonnier.

Du côté des grands patrons américains, les réactions au discours de Donald Trump ne se sont pas fait attendre: le PDG du constructeur de voitures électriques Tesla, Elon Musk, a aussitôt démissionné de son poste de conseiller auprès du président. Idem pour Bob Iger, président de Disney.

Regroupant des sociétés comme Yahoo, Ebay et Apple, l’Information Technology Industry Center (ITI) juge que cette décision «scelle un revers pour le leadership américain dans le monde».

Plus surprenante, l’opposition manifestée par plusieurs dirigeants d’entreprises parmi les plus émettrices de gaz à effet de serre (GES). Le numéro 1 américain de l’automobile, General Motors, a assuré à l’AFP «défendre publiquement l’action et la prise de conscience sur le climat».

L’industrie «doit prendre la tête»

Du côté de General Electric, son PDG Jeff Immelt indique dans un tweet être «déçu par la décision sur l’Accord de Paris». «Le changement climatique est réel. L’industrie doit maintenant prendre la tête et ne plus dépendre du gouvernement», ajoute-t-il.

Réaction sincère ou simple souci d’image, l’unanimité s’étend même à ExxonMobil, selon qui cet accord, qui s’applique aussi à de grands pays émergents redoutés par Donald Trump, constitue un compromis «crucial» et «un important pas en avant pour relever le défi mondial de la réduction des émissions».

Bonne nouvelle pour le charbon

Seul à manifester sa joie, le secteur du charbon exulte. Basée dans l’Ohio, la compagnie minière Murray Energy estime que par sa décision, Donald Trump «soutient les valeurs de l’Amérique, en sauvant des emplois et en promouvant une énergie à bas coût et fiable pour les Américains comme pour le reste du monde».

Quant au président de l’American Coalition for Clean Coal Electricity, Paul Bailey, il juge qu’«obéir aux objectifs du président Obama aurait conduit à toujours plus de régulation, une énergie plus coûteuse, et la dépendance à des sources d’énergie moins fiables».



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