Des toxiques dans les vêtements

Le 23 août 2011 par Geneviève De Lacour
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On connaissait les retardateurs de flamme qui imprègne les tissus et notamment les rideaux. Voici maintenant les nonylphénols polyéthoxylés (NPE) détectés dans les vêtements.

Greenpeace a annoncé, en grandes pompes, mardi 23 août à Pékin, que ces produits chimiques ont été détectés dans des vêtements provenant de 14 grands fabricants dont, entre autres, Adidas, Uniqlo, Calvin Klein, Li Ning, H&M, Abercrombie & Fitch, Lacoste, Converse et Ralph Lauren.

La célèbre association de défense de l’environnement a acheté dans 18 pays 78 pièces de vêtements de ces marques, fabriqués notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines. Puis elle a soumis ces textiles à des analyses.

Résultat: les NPE ont été détectés dans 52 vêtements sur les 78 analysés, a expliqué dans une conférence de presse à Pékin Li Yifang, la représentante chinoise de Greenpeace présentant le rapport «Dirty Laundry 2» (Linge sale).
 
Ces produits chimiques sont fréquemment utilisés comme détergents dans de nombreux processus industriels et dans la production de textiles naturels et synthétiques. Déversés dans les égouts, ils se décomposent en nonylphénol (NP), un sous-produit très toxique. Alors que les NPE se dégradent facilement, leur sous-produit est beaucoup plus persistant dans l’environnement. Le NP serait un perturbateur endocrinien qui, en s’accumulant dans l’organisme, peut affecter la fertilité, la reproduction et la croissance. Enfin ces deux substances pourraient être à l’origine de la féminisation des espèces dans le milieu naturel.
 
«Ce n'est pas seulement un problème pour les pays en développement où sont fabriqués les textiles», a insisté Li Yifang. «Etant donné que des quantités résiduelles de NPE sont relâchées quand les vêtements sont lavés, ils s'insinuent dans des pays où leur usage est interdit.»
 
Le mois dernier, Greenpeace a rendu public Dirty Laundry, un précédent rapport qui montrait comment les fournisseurs des grandes marques textiles empoisonnaient l'eau de certains fleuves chinois avec leurs rejets chimiques.
 
A la suite de cette publication, les marques Puma et Nike se sont engagées à éliminer de leurs processus de fabrication toute substance chimique toxique d'ici 2020. En revanche, Adidas s'est limité à un communiqué, sans engagement de sa part.


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