Des souris plus grosses en grignotant

Le 19 septembre 2012 par Romain Loury
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Le grignotage, une habitude risquée
Le grignotage, une habitude risquée

Prendre des repas à heures fixes semble au moins aussi important pour prévenir l’obésité que la teneur en graisses du régime, révèle une étude israélienne menée chez la souris et publiée dans la revue FASEB Journal.

Lors de précédents travaux chez l’animal, l’équipe d’Oren Froy, de l’Institut de biochimie, sciences des aliments et nutrition de Jérusalem, avait montré l’effet obésogène d’une alimentation «à la demande». L’équivalent chez la souris du grignotage des humains, déconseillé par les nutritionnistes.

Dans leur nouvelle étude, les chercheurs vont encore plus loin: le fait de restreindre les prises alimentaires dans le temps est non seulement meilleur pour le poids, mais il semble être un facteur aussi important, peut-être même plus, que la composition même du repas. Ils ont comparé deux régimes différents -l’un riche en graisses, l’autre à faible teneur- administrés de deux manières différentes: à raison de 4 heures par jour ou à la demande.

Résultat: quelle que soit la composition de leur régime, les souris les plus cadrées sont moins grosses que celles pouvant se nourrir dès qu’elles le souhaitent. Par rapport aux souris nourries sans trop de graisses, mais «à la demande», celles ayant droit à un régime riche en graisses à heures fixes présentent un poids 12% inférieur, 21% moins de cholestérol et sont 40% plus sensibles à l’insuline –l’insulinorésistance est un marqueur précoce du diabète.

Ces animaux semblent même avoir une moindre sensation de faim, avec un taux sanguin de ghréline (protéine liée à la satiété) de 25% inférieur, et paraissent moins stressés, avec 53% moins de corticostérone. Ce sont les souris ayant reçu à heures fixes un régime à faible teneur en graisses qui obtiennent les meilleurs résultats, sur tous les paramètres mesurés. Sans surprise, car c’est là la situation alimentaire idéale… mais que les médecins ont parfois du mal à imposer à leurs patients obèses, reconnaissent les auteurs.

Dans un premier temps, «améliorer son métabolisme en faisant attention à ses heures de repas, mais sans forcément limiter le contenu du repas, pourrait constituer un outil thérapeutique pour prévenir l’obésité chez l’homme», propose Oren Froy dans un communiqué de l’université hébraïque de Jérusalem (HUJI).



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