Des solutions techniques éprouvées à l'étranger

Le 02 novembre 2004 par Claire Avignon
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Après les campagnes de mesures, vient le temps de l'action. Les techniques de réduction du radon développées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis sont éprouvées. Les solutions mises en oeuvre dépendent du niveau de radiation ou du type d'interface entre la zone de réduction et le sol. Pour les adopter, il est nécessaire de maîtriser les mécanismes d'entrée et de sortie du radon des bâtiments. Les atomes pénètrent principalement par le sol. Le taux de radon à l'intérieur d'un bâtiment dépend de sa concentration dans le sol, mais aussi de la perméabilité et de l'humidité du terrain, de la présence de fissures etc. L'entrée a lieu par transfert convectif et diffusif. Le premier est accentué avec le chauffage qui entraîne un mouvement d'air du sol vers l interieur du bâtiment. Même lors des périodes sans chauffage, le radon peut continuer à pénétrer à l'intérieur par un transfert diffusif. Ce mode de propagation est lié au fait que la concentration de radon dans le sol est largement supérieure à celle de l'air. Les molécules de radon se concentrent donc dans l'air. L 'augmentation de la concentration provenant de l'air extérieur s'avère généralement négligeable, excepté dans certaines configurations comme une vallée encaissée. Le radon, présent dans les sols peut également être transféré dans l'eau issue de certaines nappes phréatiques et dans certains matériaux de construction dont le granit.



En Grande-Bretagne, «il y a essentiellement cinq techniques génériques utilisées», explique Chris Scivyer, chercheur au Building research establishment (BRE) de Londres. Elles dépendent de la concentration de radon, mais aussi de la présence ou non d'une cave et de matériaux issus notamment de sols granitiques. Pour des taux entre 300 et 400 Bq/m3, un simple étanchement entre le bâtiment et le sol suffit . On peut préférer améliorer la ventilation naturelle, mais il faut le faire dans les règles: «Une simple ouverture des fenêtres n'est pas suffisant, précise Chris Scivyer. Si vous ouvrez les fenêtres des étages supérieurs, et que tout est fermé au rez-de-chaussée, vous pouvez augmenter votre niveau de radon.» A partir de 500 Bq/m3, il faut ventiler le sous-sol, ce qui dilue la concentration de radon avant qu'il ne pénètre dans le bâtiment. Au-delà de 750 Bq/m3, il est nécessaire d'établir une "pressurisation positive" grâce à une ventilation mécanique. Cela évite le processus de transfert convectif qui a justement lieu parce que le bâtiment se trouve en dépression par rapport au sol. La solution la plus radicale mais aussi la plus efficace consiste à réaliser un système de mise en dépression du sol (SDS): «En Grande-Bretagne, on utilise cette technique pour des concentrations qui dépassent 10.000 Bq/m3», explique Chris Scivyer. Ces solutions peuvent facilement s'intégrer dans la construction des bâtiments neufs avec un coût marginal, «surtout si le diagnostic est précis et qu'on prend en compte le phénomène dès le départ», indique Bernard Collignan du CSTB. La remédiation pour les bâtiments existants peut coûter beaucoup plus cher aux propriétaires.




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