Des résidus d’hydrocarbures au large du Finistère

Le 05 janvier 2017 par Stéphanie Senet
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Le Maersk Shipper contenait une centaine de mètres cube de résidus d'hydrocarbures avant de sombrer
Le Maersk Shipper contenait une centaine de mètres cube de résidus d'hydrocarbures avant de sombrer

La préfecture maritime de l’Atlantique a finalement affirmé, le 4 janvier, que le naufrage des deux coques en fin de vie au large du Finistère, dans la nuit du 21 au 22 décembre, présentait un risque pour l’environnement.

La préfecture maritime a revu son jugement à la lumière des informations communiquées par la compagnie danoise Maersk. Son navire, le Jif Surveyor, a localisé les vieilles coques, respectivement à 700 mètres au sud (pour le Maersk Searcher) et à 7,4 kilomètres au sud de la position initiale (pour le Maersk Shipper).

 

Une centaine de mètres cubes par coque

Mais c’est surtout la liste des produits dangereux présents dans les soutes qui a activé le signal d’alarme. Plusieurs produits polluants y sont en effet répertoriés, dont une centaine de mètres cubes de résidus d’hydrocarbures en moyenne par coque. Le risque pour l’environnement est d’autant plus avéré que des vols d’observation -réalisés par la Marine nationale et les Douanes françaises- ont révélé la présence régulière d’irisations.

Dans un premier temps, le propriétaire Maersk avait assuré que les coques étaient «vides et dépolluées». La compagnie danoise n’en est pas à son premier abandon. 517 conteneurs étaient «tombés» du Maersk Svendborg le 14 février 2014, pour terminer leur voyage au large de Brest, selon l’association Robin des bois.

 

En route pour la déconstruction

Construits en 1999, les deux anciens navires de ravitaillement ont coulé, en décembre dernier, au large de l’île de Sein suite à une voie d’eau. Ils se dirigeaient vers le chantier de déconstruction turc d’Aliaga. Ils étaient remorqués par le Maersk Battler, voué lui aussi au démantèlement, selon l’association environnementale, qui avait aussitôt alerté les pouvoirs publics sur les risques de croches et de pollutions.

 



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