Des réseaux d’eau potable intelligents

Le 27 avril 2007 par Agnès Ginestet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

La Lyonnaise des Eaux, l’un des principaux délégataires de service public en France, utilise des nouvelles technologies pour prévenir l’apparition de fuites, et des modélisations pour aider les collectivités à planifier le renouvellement des canalisations.

SIG, GSM, Scanner: la liste des instruments ultramodernes utilisés dans le domaine de l'eau ne cesse de s'allonger. Leurs missions: répertorier les canalisations enterrées, localiser une fuite, voire la prévenir. On le sait, le rendement d'un réseau en bon état est de 80% en moyenne. Selon le directeur technique de la Lyonnaise des eaux, Stéphane Cordier, atteindre un rendement de 100% n'est pas possible, car le coût permettant de réduire les fuites devient à un moment donné trop important par rapport à l'optimum économique.

Pour limiter les déperditions lors du transport de l'eau potable, il faut donc surveiller au mieux les 850.000 kilomètres de canalisations, dont l'âge moyen est de 40 à 50 ans. Selon Stéphane Cordier, outre un enjeu sanitaire, les réseaux d'eau potable constituent des enjeux économique et environnemental importants. D'une part, il convient de maîtriser durablement le prix de l'eau, et d'autre part, d'éviter les gaspillages lors du transport jusqu'au robinet.

Afin d'assurer la continuité du service et donc d'anticiper l'apparition de fuites, la Lyonnaise développe et utilise des nouvelles technologies. «Il y a deux ans, elles n'existaient pas», indique Stéphane Cordier. Aujourd'hui, la Lyonnaise gère par exemple 100.000 kilomètres de réseau d'eau potable avec un système d'information géographique (SIG). Celui-ci répertorie l'ensemble des canalisations enterrées sous forme de cartographie numérique et donne accès à diverses informations à un endroit donné: date de pose de la canalisation, matériau utilisé, nature des sols… Un système radiographique baptisé Scanner est employé pour anticiper des casses ou des fissures. Il détecte les attaques de corrosion internes et externes des canalisations métalliques, ce qui permet de prévoir un renouvellement.

Selon Gilles Boulanger, directeur technique eau de la Lyonnaise, la technique de la prélocalisation permanente par GSM génère un gain énorme, car elle empêche la perte de volumes d'eau très importants (1 million de mètres cubes environ en 2006). Mise en place à Dijon, elle consiste à «écouter» le réseau grâce à 180 capteurs placés sur 500 kilomètres de canalisations. En cas d'alerte, un début de fuite peut facilement être localisé et réparé avant de s'étendre.

Pour les collectivités, il existe un plan de renouvellement et de valorisation optimisée des réseaux, Prevoir, basé sur des modèles statistiques «de survie». Il permet de définir l'investissement à réaliser pour garantir un objectif technique de performance du réseau à long terme, prédéfini par la commune. La probabilité de casse d'une canalisation y est définie en fonction de différents paramètres: âge, matériau, qualité de sol….




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus