Des progrès, mais toujours de grandes incertitudes

Le 26 septembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Qui réchauffe, qui refroidit?
Qui réchauffe, qui refroidit?
Giec

C’est incontestable, la connaissance progresse, dans les nombreuses disciplines qui constituent la climatologie. Depuis 2005 (année des derniers résultats intégrés au quatrième rapport d’évaluation), les chercheurs comprennent mieux les fonctionnements de la cryosphère, de l’atmosphère et de leurs interactions avec les continents et le système océanique.

Profitant de la régulière montée en puissance des calculateurs, les modèles informatiques utilisés par les chercheurs pour reconstituer les climats du passé et imaginer ceux du futur sont de plus en plus complexes (ils intègrent de plus en plus de phénomènes en interaction [1]) et leur résolution s’est sensiblement affinée. Désormais, la taille de la maille de globe terrestre modélisable est de quelques kilomètres carrés contre plusieurs centaines de km2, il y a quelques années encore.

complexité, tu les tiens

Pour autant, de grandes incertitudes taraudent les chercheurs. Difficile, en effet, de modéliser certaines interactions entre des phénomènes naturels complexes: l’influence du réchauffement sur les précipitations, par exemple. Plus la résolution est grande, plus la modélisation est complexe et dévoreuse de temps de calcul. Ce qui explique, en partie, que les projections régionales soient bien peu précises. Certains sujets sont également peu étudiés, à l’instar de l’évaluation du débit des grands fleuves sur le dernier demi-siècle (une étude).

Certains phénomènes naturels, comme El Niño, sont aussi minorés ou renforcés par d’autres phénomènes dont la variabilité n’est pas toujours bien connue. Autre sujet très discuté, la faible activité solaire actuelle pourrait expliquer le relatif découplage, observé depuis une dizaine d’années, entre la hausse continue de la concentration en GES et la montée (plus lente que prévu) de la température moyenne globale. Bref, le système terre reste l’un des plus complexes qui soient. Juste derrière l’être humain, dont personne ne sait encore s’il parviendra à alléger ou non son empreinte carbone au cours des prochaines décennies.

 

[1] Ces modèles font désormais interagir l’atmosphère avec l’océan, les végétaux, les émissions anthropiques et naturelles de GES, le soleil, les nuages, les rejets d’aérosols, la cryosphère, les précipitations, la chimie atmosphérique, les volcans, les reliefs, etc.



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