Des plans pour revaloriser le fret ferroviaire

Le 01 février 2005 par Claire Avignon
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fret SNCF
fret SNCF

Le transport des passagers et des marchandises ne cessent de diminuer en France. Pour revitaliser le transport ferroviaire, l'Union européenne a mis en place trois "paquets ferroviaires". Le Commissaire aux transports vient d'en faire un bilan positif. Mais les chiffres récents montrent que le fret ferroviaire se porte toujours mal.

Le Sénat et la Commission européenne ont établi le même constat sur un nécessaire rééquilibrage entre le rail et la route. Entre 1971 et 1996, le trafic de marchandises a plus que doublé, essentiellement au bénéfice de la route. Le fret ferroviaire est passé de 50% de parts de marché à moins de 20%. Pour comparaison, le transport ferroviaire représentait aux Etats-Unis 40% du fret en 1998. Or, il apparaît comme une partie de la solution pour diminuer le trafic routier et donc les embouteillages, améliorer la qualité de l'air et diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

La hausse du fret ferroviaire passe selon la Commission européenne par une "intégration du système ferroviaire européen". Trois "paquets ferroviaires", c'est-à-dire des séries de directives, doivent aboutir à une libéralisation de ce secteur d'ici 2010. Car la Commission estime que l'augmentation des parts du fret ferroviaire passe par une ouverture des marchés. Le premier paquet a été adopté en février 2001 et devait être transposé avant le 15 mars 2003. Concernant le fret, il a entraîné l'ouverture du marché des services ferroviaires internationaux en deux étapes: 50.000 kilomètres en 2003 puis l'ensemble du réseau en 2008.

Lors de la présentation de ses voeux le 26 janvier, le Commissaire européen aux transports Jacques Barrot s'est félicité de l'adoption du second paquet ferroviaire. Les Etats membres doivent maintenant transposer les directives avant le 31 mai 2006. Et surtout, l'ouverture du marché du fret doit avoir lieu avant le 31 décembre 2005 et s'étendre à l'ensemble des frets nationaux, et non plus seulement internationaux, à l'horizon 2006 sur tout le réseau.

Les sénateurs de gauche profitent de l'examen du troisième paquet ferroviaire pour clamer leur refus de la libéralisation du marché ferroviaire. Lors de la séance du 18 janvier, des parlementaires communistes plus particulièrement ont fait une proposition de résolution demandant une «étude mesurant l'impact de la libéralisation du fret ferroviaire sur l'emploi, la sécurité et sur le niveau de développement des réseaux.» D'autre part, le sénateur socialiste Daniel Reiner a débattu avec le ministre de l'Equipement, des transports, de l'aménagement du territoire et de la mer, Gilles de Robien, sur l'avenir du fret ferroviaire. Le sénateur a critiqué le plan fret 2004-2006 de la SNCF qu'il présente comme un «exercice d'assainissement comptable» plus qu'un plan pour réellement accroître les parts du fret ferroviaire dans le transport des marchandises. Le ministre a répondu que la politique de la SNCF permettrait d'augmenter de 1,2% par an dans les 20 prochaines années le trafic du fret ferroviaire.




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