Des ours un peu plus nombreux dans les Pyrénées

Le 02 août 2012 par Stéphanie Senet
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Un ours vivant dans les Pyrénées
Un ours vivant dans les Pyrénées

21 ours au minimum vivent dans les Pyrénées, selon les statistiques arrêtées fin 2011 par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et transmises le 1er août à l’AFP.

La population s’est donc accrue de 2 animaux par rapport à 2010. Elle compte désormais 3 nouveau-nés.

Ce sont les Pyrénées centro-orientales qui en hébergent le plus grand nombre. Ils vivent surtout entre la Haute-Garonne et l’Ariège côté français, et dans le Val d’Aran et le Pallars Sobira côté espagnol.

«On est sur une dynamique intéressante avec une population qui devrait continuer à augmenter», estime François Arcangeli, maire d’Arbas (Haute-Garonne) et président de l'association Pays de l'ours-Adet.

Ce conseiller régional Europe Ecologie-les Verts de Midi-Pyrénées ajoute que 2 à 3 portées supplémentaires sont attendues cette année et que les taux de reproduction et de survie observés confirment une bonne adaptation au biotope.

Toutefois, ces conditions restent insuffisantes pour un développement viable à long terme. L’association demande donc une réintroduction d’animaux, ne serait-ce qu’à dose «homéopathique», en rappelant que les 5 derniers lâchers remontent à 2006 et que la diversité génétique doit être privilégiée. En effet, le mâle dominant, géniteur des oursons nés en 2011, est aussi le père et le grand-père d’une quinzaine d’oursons nés depuis 1997.

A l’ouest du massif en revanche, l’ours est en voie de disparition. Deux mâles seulement se trouvent en Béarn (Pyrénées-Atlantiques), tandis que le projet de réintroduire une ourse, en 2011, a été abandonné.

Consternées par l’inaction du précédent gouvernement, les associations de défense des ours espèrent que la prochaine Conférence environnementale, qui se tiendra les 14 et 15 septembre, sera l’occasion d’aborder le sujet au niveau national.

La défense des mammifères plantigrades compte aussi ses opposants, qui déplorent les attaques de troupeaux (environ 98 en 2011 selon l’ONCFS, avec 172 animaux blessés ou tués). Pour les associations de protection, ces chiffres sont à nuancer par rapport au millier de brebis qui meurent chaque année pour des raisons totalement étrangères à l’ours.

 



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