Des nuits troublées par le réchauffement

Le 29 mai 2017 par Romain Loury
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Menace climatique sur le sommeil
Menace climatique sur le sommeil

Du fait du réchauffement, les problèmes de sommeil pourraient devenir monnaie courante, ce qui pourrait en accroître les effets sanitaires, révèle une étude américaine publiée dans Science Advances.

Peu pris en compte par la médecine, le manque de sommeil constitue un facteur important de diverses maladies, dont les maladies cardiovasculaires, le diabète et l’obésité, mais aussi divers troubles neurologiques, allant jusqu’à des problèmes de concentration et du comportement, voire à la dépression et au suicide.

Nuits trop chaudes

Or parmi les causes de mauvais sommeil figure la température nocturne, qui pourrait fortement s’élever avec le réchauffement en cours. Pour la première fois, une équipe a publié, dans Science Advances, une évaluation de ce risque sanitaire à l’échelle d’un pays, en l’occurrence les Etats-Unis.

Pour cela, l’équipe de James Fowler, de l’université de Californie à San Diego, a analysé les questionnaires de 765.000 Américains interrogés, entre 2002 et 2011, ans le cadre d’une étude menée par les centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Des millions de nuits gâchées

L’enquête des CDC révèle que, pour tout degré Celsius au-dessus de la moyenne nocturne saisonnière, le nombre de mauvaises nuits s’élève de 3 par mois et pour 100 habitants.

S’appuyant sur les pires scénarios climatiques, les RCP8.5 (hausse pouvant s’élever à 4,8°C à l’échelle du globe en 2100), les chercheurs estiment que les Américains pourraient connaître six mauvaises nuits additionnelles (pour 100 personnes et par mois) en 2050, et jusqu’à 14 en 2100. Soit plusieurs centaines de millions de nuits gâchées par an.

Des inégalités sociales

Selon l’équipe, l’effet serait encore plus marqué chez les personnes âgées, physiologiquement plus sensibles aux hausses de température, et chez celles issues de milieux défavorisés –peut-être parce qu’ils disposent moins souvent de la climatisation. Pour ces dernières, les données des CDC révèlent qu’elles souffrent déjà trois fois plus des nuits chaudes.



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