Des logements plus efficaces: l’exemple allemand

Le 18 septembre 2007 par Diana Semaska
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La réhabilitation des logements en matière d’efficacité énergétique a fait l’objet d’un colloque organisé par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et l’Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies (Arene). L’Allemagne, première de la classe, a donné l’exemple avec ses 143 bâtiments rénovés, économisant jusqu’à 80% de l’énergie primaire.

«Pour répondre au réchauffement climatique, il faut se questionner sur le développement durable dans l'habitat, et 30 millions de logements français sont susceptibles d'être concernés par une réhabilitation durable», rappelle Jean-Luc Laurent, vice-président du logement et de l'action foncière au conseil régional d'Ile-de-France.

Pour Uwe Bigalke, de l'Agence fédérale de l'énergie allemande (Dena- Deutsche Energie Agentur), «la prise en compte du réchauffement climatique passe par l'efficacité électrique et l'utilisation d'énergies renouvelables». L'agence allemande a en effet développé une stratégie d'efficacité énergétique pour les bâtiments, afin de mieux s'accorder avec le dernier décret allemand sur les économies d'énergie qui fixe la consommation maximale des bâtiments neufs à 80 kilowattheures par mètre carré et par an (kWh/m2/an).

Outre ses actions sur le neuf, la Dena a commencé à réhabiliter des logements en 2003, engendrant une augmentation de loyer de plus de 50% pour les 143 bâtiments rénovés, «pas totalement compensée par la baisse des charges», reconnaît Uwe Bigalke.

«Le chauffage est fourni à 30% par la biomasse. Le reste se répartit entre du gaz naturel et un peu de fioul. Quant aux technologies énergétiques, elles se déclinent en réseaux de chaleur, pompes à chaleur, solaire photovoltaïque, pose de fenêtres à triple vitrage et renforcement de l'isolation des murs, prise en compte de la typologie des bâtiments -puisque certains datent de 1951, d'autres de 1750, etc. Et pour suivre l'évolution de la consommation énergétique, l'agence allemande promeut notamment la thermographie», continue Uwe Bigalke.

L'exemple d'un bâtiment réhabilité à Leipzig est éloquent. Construit en 1973, il a vu ses dépenses d'énergie primaire fondre de 76%, et ses déperditions de chaleur de 68%. 428 tonnes de CO2 sont ainsi économisées chaque année.

Uwe Bigalke admet par ailleurs que les Allemands se focalisent seulement sur les économies d'énergie, et non sur le coût énergétique des matériaux, «ce que nous étudierons peut-être dans quelques années». Le programme allemand devrait, s'il est mené à bien, permettre de diminuer la consommation globale des bâtiments de 200 térawattheures (TWh) en 2020.

En Europe, qui s'est fixé comme objectif de diminuer sa consommation énergétique de 20% d'ici 2020, le secteur du bâtiment est le plus grand consommateur d'énergie primaire (40% de l'énergie totale consommée), et il est aussi responsable de plus de 40% des émissions totales de CO2. En France, 18,5% des émissions de CO2 proviennent des secteurs résidentiel et tertiaire. Elles ont augmenté de 16% entre 1990 et 2005.




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