Des Japonais extraient les premiers hydrates de méthane offshore

Le 12 mars 2013 par Marine Jobert
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Le Japon afficherait un potentiel d'une décennie de consommation intérie sous forme d'hydrates de méthane.
Le Japon afficherait un potentiel d'une décennie de consommation intérie sous forme d'hydrates de méthane.
DR

Pour la première fois, l’homme a réussi à extraire des hydrates de méthane contenus au fond de la mer. Une prouesse technologique réalisée par 1.300 mètres de profondeur, par le pétrolier japonais la Jogmeg et par l'Institut des sciences et techniques industrielles avancées, à environ 80 kilomètres aux larges des côtes de la préfecture d’Aichi (centre). Une nouvelle de la plus haute importance pour ce pays devenu hautement dépendant du gaz naturel depuis le tsunami de mars 2011 et l’arrêt de l’essentiel de ses centrales nucléaires. «Des préparatifs étaient en cours depuis des années et le test a débuté ce matin», a déclaré le ministre de l'Industrie, Toshimitsu Motegi. «Notre ambition est de fiabiliser les technologies dans le but de parvenir à une exploitation commerciale.»

Le pétrogazier japonais avait réalisé des premiers tests, terrestres cette fois, dans le delta du Mackenzie au nord-ouest du Canada. Dans l’extrême nord canadien, les techniciens japonais, aidés par des chercheurs américains et canadiens, avaient réussi au début du siècle une petite production de gaz en injectant de l’eau chaude sous pression dans le sous-sol [JDLE].

Les hydrates de méthane, appelés parfois glace qui brûle, sont du gaz naturel qui, soumis à une très forte pression et à des basses températures, forment un solide avec l’eau. Un volume unitaire d'hydrate peut ainsi emmagasiner 160 volumes de méthane.

Ces poches de gaz, que l’on trouve dans les profondeurs mais aussi dans le permafrost, constituent un fabuleux trésor énergétique: deux fois l'équivalent de méthane des réserves prouvées de charbon, pétrole et gaz réunis. Le service géologique américain (USGS) a en effet récemment estimé à 20 millions de km3 la quantité de méthane présente sous forme d’hydrate dans les fonds marins et les sols gelés arctiques. Ces hydrates de gaz sont considérés comme une menace pour le climat. Le réchauffement de l’océan et la fonte du permafrost pourrait libérer des milliards de tonnes de ce puissants gaz à effet de serre (son PRG est 25 fois supérieur à celui du CO2). D’autre part, leur utilisation comme combustible –comme l’envisage le Japon- entraînerait l’émission supplémentaire de CO2.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus