Des fluocompactes à utiliser avec précaution

Le 22 février 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Dans un communiqué mis en ligne ce mardi 22 février, la Commission de sécurité des consommateurs (CSC) conseille de prendre des précautions lors du choix ou de l'utilisation de lampes à basse consommation.

Les ampoules à basse consommation, dites aussi lampes fluocompactes, «ont détrôné les lampes à incandescence classiques, trop gourmandes en électricité», souligne la CSC. Elles consomment «4 à 5 fois moins d'énergie pour des performances équivalentes en termes d'éclairage» et, d'après les fabricants, leur «durée de vie oscille entre 6.000 et 10.000 heures contre 1.000 pour une ampoule classique».

Mais, ajoute la CSC, «leur éventuelle nocivité fait débat» à cause de leur teneur en mercure et de leur niveau d'émission d'ondes électromagnétiques. Aussi, «en l'état actuel des connaissances», la Commission conseille aux consommateurs de «privilégier l'achat de lampes affichant les quantités de mercure les plus faibles possibles».

En cas de bris d'une de ces lampes, elle recommande de ventiler longuement la pièce et de la quitter, puis de ramasser les débris soigneusement avec des gants et du papier absorbant et de les placer dans des sacs en plastique, mais de ne pas utiliser l'aspirateur, «qui contribue à mettre en suspension dans l'air des particules de mercure».

Elle conseille également de se tenir à une distance minimale de 30 centimètres d'une lampe de ce type en cas d'exposition prolongée.

Par ailleurs, la CSC demande aux pouvoirs publics de «déterminer les valeurs maximales d'exposition aux vapeurs de mercure acceptables dans l'air ambiant» et souhaite que «la directive européenne relative à la limitation de l'utilisation de certaines substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques actuellement en vigueur soit révisée» pour prendre en compte «les progrès technologiques», en abaissant «le niveau maximal de teneur en mercure de 5 à moins de 2 milligrammes par lampe».

De même, la Commission «encourage les professionnels à fabriquer, grâce aux nouvelles technologies disponibles, des lampes contenant le moins de mercure possible et émettant des rayonnements électromagnétiques moins intenses».



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