Des erreurs humaines à l’origine de la collision au large de la Corse

Le 08 janvier 2019 par Stéphanie Senet
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Téléphoner n'est pas naviguer
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La collision entre un navire tunisien et un porte-conteneur chypriote, le 7 octobre dernier au large de la Corse, est due à une rocambolesque série d’erreurs humaines.

Rendu le 7 janvier, le rapport de la commission d’enquête tuniso-franco-chypriote s’apparente au scénario d’un film catastrophe. L’officier de quart du roulier tunisien bavardait au téléphone lorsque l’Ulysse a percuté le porte-conteneur chypriote qui était à l’arrêt. Sur le Virginia, l’officier de quart n’a pas non plus prêté attention aux alarmes des radars, alors qu’il avait jeté l’ancre «en plein milieu d’une autoroute de la mer», selon le ministère tunisien des transports.

Une information confirmée par un gradé de la tour de contrôle corse, selon lequel «c’est la première fois qu’un navire mouille à cet endroit, sur une route maritime utilisée par des navires marchands». Le lieu aurait été choisi par l’armateur du porte-conteneur, selon le directeur général du transport maritime au ministère tunisien du commerce.

Le montant des dommages subis par les deux navires a été évalué à 13,5 millions d’euros. Le nettoyage des côtes françaises a pour l’instant coûté 10 millions d’eurosM€. Plus de 12 navires français et italiens avaient été mobilisés pour dépolluer la zone alors que 520 mètres cubes de carburant s’étaient échappés des soutes et que des boulettes d’hydrocarbures ont été retrouvées sur le littoral varois.

S’il revient à la justice de trancher sur les responsabilités précises, celles-ci s’annoncent d’ores et déjà comme partagées.

 



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