Des directives mondiales pour certifier l’aquaculture

Le 04 octobre 2010 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Comment s’assurer que les crustacés que nous achetons ont été élevés sans causer de dommages à l’environnement et sont exempts de contamination ? C’est notamment pour répondre à ces questions que l’Organisation des Nations Unies unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, selon l’acronyme anglais) a adopté, le 1er octobre dernier, les premières directives mondiales pour la certification de l’aquaculture.

Il s’agit du secteur de production vivrière à plus forte croissance au monde. « 80% des aquiculteurs sont de petits exploitants qui pratiquent l'élevage de poissons dans l'étang de leur arrière-cour, ou de crevettes dans des bassins le long de la côte », rappelle la FAO. C’est pourquoi la mise en place de directives est importante.

Bien que les questions de santé des animaux aquatiques et de sécurité des aliments fassent déjà l'objet de certification, « c'est la première fois que des directives soumettent le bien-être animal, les questions environnementales et les aspects socio-économiques à un processus de certification ou de conformité », précise la FAO. En effet, jusqu’à présent il n’existait « aucun critère, aucun indicateur de référence ni principes convenus », explique Rohana Subasinghe, l'expert d'aquaculture Aquaculture de la FAO.

Quatre années de consultations et de débats entre gouvernements[1], producteurs, transformateurs et négociants ont été nécessaires pour imaginer un processus de certification qui n'exclut pas les petits producteurs du marché.

Non contraignantes, les directives invitent les gouvernements à « soutenir le renforcement des capacités des producteurs de poisson pour l'élaboration et le respect des systèmes de certification de l'aquaculture ». L’idée est de généraliser les initiatives qui existent, par exemple, en Inde et en Thaïlande, où des groupes d'aquaculteurs se partagent les coûts de la certification pour qu'ils ne pèsent pas trop lourdement sur chacun d'entre eux.

Les directives seront maintenant soumises pour approbation au Comité des pêches lors de sa prochaine session de janvier à Rome.



[1] Des représentants de plus de 50 pays ont participé à la réunion du sous-comité de l'aquaculture de la FAO qui représente la seule instance intergouvernementale chargée du développement de l'aquaculture.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus