Des cosmétiques illégaux encore en rayon

Le 08 juin 2017 par Romain Loury
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Les enfants exposés à des cocktails chimiques
Les enfants exposés à des cocktails chimiques

Plein feu sur les cosmétiques! A un jour d’écart, l’UFC-Que Choisir et «60 millions de consommateurs» publient des enquêtes sur ces produits, dont nombreux comportent des ingrédients nocifs. Parmi un millier de cosmétiques, 23 s’avèrent même hors-la-loi, avec des ingrédients désormais interdits.

Depuis mars 2016, l’UFC-Que Choisir dresse une liste des produits cosmétiques, indiquant pour chacun les ingrédients dont le profil de sécurité pose sérieusement question (perturbateurs endocriniens, allergisants, irritants, etc.). Elle en a publié les résultats jeudi 7 juin, portant sur un millier de produits. Parmi eux, 23 s’avèrent en complète infraction, du fait de la présence d’agents désormais interdits.

La MIT interdite depuis avril 2016

Exemple avec la méthylisothiazolinone (MIT), produit très allergisant: sa présence dans les produit sans rinçage a été interdite en avril 2016, pour les mélanges avec le MCIT, en février 2017 lorsqu’elle est seule. Pourtant la MIT est encore présente dans bien des produits, dont ceux destinés aux cheveux frisés ou crépus vendus en magasin spécialisé, mais également en grandes surfaces et pharmacies.

L’UFC-Que Choisir évoque notamment le gel coiffant fixation blindée Vivelle de Dop, ainsi que divers produits de Lovea, dont un spray solaire pour enfants, ainsi que les lait et spray après-soleil. Quant au fond de teint poudre minérale de la marque Maria Galland, il contient de l’isobutylparabène, perturbateur endocrinien interdit depuis plus de deux ans.

«Manifestement, fabricants et distributeurs préfèrent écouler leurs stocks que de mettre leur clientèle à l’abri des allergies», constate l’UFC-Que Choisir, qui «demande aux services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes [DGCCRF] le retrait immédiat des 23 produits contenant les substances interdites».

Perturbateurs endocriniens à foison

Sans surprise, les perturbateurs endocriniens sont légion dans ce millier de produits. Y compris dans les produits pour enfants: utilisée en cas d’irritation du siège chez le nourrisson, la crème Mitosyl contient ainsi de l’hydroxyanisole butylé (BHA), «un antioxydant potentiellement perturbateur endocrinien», rappelle l’association, qui appelle la Commission européenne à «publier enfin une définition ambitieuse des perturbateurs endocriniens».

Jeudi 8 juin, «60 millions de consommateurs» publie quant à lui une enquête menée sur 150 cosmétiques, dont 52 «à bannir», 60 «à privilégier» et 38 «à réserver à une utilisation occasionnelle», selon qu’ils contiennent peu, pas ou beaucoup d’ingrédients jugés problématiques. Entre autres conseils, le magazine appelle à se méfier de la mention «sans parabènes», ces agents y étant parfois remplacés par du BHA.



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