Des compagnies pétrolières poursuivies pour le torchage du gaz

Le 21 octobre 2013 par Marine Jobert
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Dispendieux torchage.
Dispendieux torchage.
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Ce n’est pas la lutte contre le changement climatique, ni la pollution de l’air, mais bien l’argent, qui a motivé les propriétaires des parcelles desquelles est extrait le pétrole du prolifique Bakken Shale à lancer une dizaine d’actions de groupe contre plusieurs compagnies pétrolières. Ils exigent le paiement de plusieurs millions de dollars pour le manque à gagner engendré par la technique du torchage du gaz –dite ‘flaring’, en anglais- qui consiste à faire brûler à l’air libre le méthane incidemment produit lors de l’extraction de pétrole. Encore trop coûteux à récupérer, à transporter et à traiter, le gaz est brûlé sur place sans autre forme de procès, alors qu’il pourrait rapporter jusqu’à 100 millions de dollars (73,2 M€) par mois, selon les plaignants.

 

Continental Resources, XTO Energy, SM Energy and Marathon Oil se retrouvent donc sur le banc des accusés, elles qui font briller pas moins de 1.500 flammes dans le ciel du Dakota, visibles depuis l’espace. «Ces actions judiciaires visent à contraindre les opérateurs à se conformer aux lois de l’Etat et à payer des royalties aux propriétaires des parcelles pour la valeur du gaz brûlé», a expliqué l’un des cabinets d’avocats diligenté. «Ainsi, une incitation financière pour les producteurs va se mettre en place, pour réduire et éliminer cette pratique peu économique.» Les compagnies pétrolières ont déjà commencé à diminuer cette pratique –elles brûlent 29% du gaz aujourd’hui, contre 36% en septembre 2011, rapporte le New York Times- et auraient déjà investi 6 Md$ (4,4 Md€) dans des gazoducs et autres équipements pour pouvoir en faire profiter les consommateurs.

 

Un cabinet d’avocats anglo-saxon annonce que les actionnaires qui n’auraient pas acheté leurs actions BP sur le territoire américain mais à la Bourse de Londres, pourraient désormais demander réparation dans le dossier de l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon. Un tribunal texan a en effet considéré que des investisseurs «non américains» -pour les actions achetées entre janvier 2007 et juin 2010- pouvaient être en droit de présenter une demande d’indemnisation pour fraude et négligence dans le cadre des actions de groupe (class action) qui se profilent contre BP. Le cabinet a obtenu que pour ces investisseurs, le cas serait jugé sur la common law britannique, puisque le droit anglais empiétait significativement sur la common law américaine.

 



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