Des chercheurs japonais détruisent les APFO

Le 12 novembre 2004 par Claire Avignon
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Environmentally Persistent Fluorinated Organic CompoundsSuccessfully Decomposed
Environmentally Persistent Fluorinated Organic CompoundsSuccessfully Decomposed

Des chercheurs japonais ont annoncé avoir trouvé un procédé de décomposition des acides perfluorooctanoïques (APFO). Les résultats seront publiés le 15 novembre dans la revue Environmental science and technology, de l'American chemical society. Ces additifs utilisés dans l'industrie chimique apparaissent, selon les dernières recherches, dangereux pour la santé et l'environnement.

Le chercheur Hisao Hori vient de développer avec son équipe de l'Institut national des sciences et des technologies industrielles avancées (AIST) un procédé de décomposition à température ambiante des acides perfluorocarboxyliques, qui comprennent les AFPO et les sulfonates de perfluoroctanes (SPFO). Les grands groupes chimiques les utilisent pour la fabrication des fluoropolymères, à l'origine de produits pour la résistance au feu, les traitements hydrofuges, anti-tâches etc. Le plus connu est le téflon, molécule composée d'AFPO connue pour ses propriétés anti-adhérentes utilisées pour les ustensiles de cuisine. De nombreux autres secteurs industriels intègrent des produits à base de APFO: l'aérospatial, l'automobile, le bâtiment, l'électronique, le textile.

L'Agence de protection de l'environnement (EPA) accuse actuellement les fabricants, le chimiste Dupont en tête, de négliger les effets de cette molécule sur la santé des travailleurs. De plus, les composés fluorés sont extrêmement persistants dans l'air, dans l'eau, et dans les sédiments. Même si aucun scientifique n'a encore entrepris d'étude complète, les pouvoirs publics américains s'inquiètent des taux retrouvés dans certaines régions. En effet, aucun procédé naturel ne réussit à décomposer les acides perfluorocarboxyliques, dont les liaisons chimiques s'avèrent extrêmement stables. Or, les procédés thermiques restent extrêmement coûteux puisqu'il est nécessaire d'atteindre 1000°C. Les chercheurs japonais ont annoncé réussir à transformer le APFO (C7F15COOH) et autres acides en ions fluorures (F-) et en dioxyde de carbone (CO2), grâce à un photocatalyseur hétéropolyacide (voir photo). Et ceci à température ambiante. La communication de l'AIST ajoute que les ions fluorures peuvent eux-mêmes être convertis en fluorine (CaF2), molécule sans effet pour l'environnement, grâce à un process classique de traitement des déchets.


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